Édition du mercredi 20 juin 2007
La saga du vilain petit canard d'Estuaire
Une nouvelle fois jeudi dernier, la tentative de regonfler le canard de bain géant dans le bassin de Penhoët, à Saint-Nazaire, s'est terminée par un pschitt désolant. « C'est un effet ventouse qui déchire la toile quand on le gonfle sur l'eau », explique-t-on du côté des organisateurs de la biennale d'art contemporain. Le canard de l'artiste néerlandais Florentijn Hofman, qui devait fièrement remonter la Loire jusqu'à Nantes, emblème fier et familier d'une manifestation à la fois pointue et grand public, reste en rade. Il multiplie les flops, à défaut des ronds dans l'eau. Sur terre, pas de problème : le canard jaune de 20 mètres de haut garde ses formes rebondies. Mais la bête est censée se muer sur les flots. Et là, rien ne va plus. Il va falloir « repenser le système de barge qui doit le transporter ». C'est elle qui sera la cause des déboires du palmipède. En bords de Loire, on continue d'espérer que, comme dans le célèbre conte, le vilain petit canard finisse par éblouir tout le monde.
Ouest-France