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Parmi les produits pointés par un rapport prônant une taxe nutritionnelle, les hamburgers. : Photo Arnaud JaffréLutter contre l'obésité tout en renflouant les caisses de l'assurance-maladie est pourtant la conclusion à donner à un rapport de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l'inspection générales des finances (IGF) remis aux ministres de la Santé et du Budget, Eric Woerth et Roselyne Bachelot. Une taxation des produits dits de « snacking », déjà évoquée en début d'année 2008, revient sur la table. « On s'en prend encore aux mauvaises personnes », poursuit Romuald.
Dans le collimateur : produits de grignotage, sandwichs, pizzas, hamburgers... Ceux-ci pourraient voir leur TVA passer de 5,5 % à 19,6 %. Dans différents secteurs d'activités concernés, cette possible taxation inquiète. Dans le centre-ville de Nantes, un responsable de sandwicherie estime que « malgré les efforts faits pour avoir des produits cherchant à allier goût et bonne nutrition, on cherche un bouc émissaire ou plutôt une nouvelle vache à lait... »
« Un secteur déjà touché »
Avec une quarantaine de distributeurs automatiques de boissons et confiseries, dont une dizaine spécifiquement de confiserie installée dans des entreprises du département, la société Pépie Distribution à Saint-Herblain estime que si une nouvelle taxation devait voir le jour cela n'arrangerait pas les affaires d'un secteur « touché successivement par le passage à l'Euro puis le retrait des appareils des lycées. » Et d'ajouter : « Ce qui avait eu pour conséquence la disparition de certaines sociétés. » En proposant aujourd'hui des produits vendus de 60 à 70 centimes d'euros en moyenne, l'entreprise herblinoise sait qu'il faudrait alors revoir les prix à la hausse.
Également visées, les boissons alcoolisées. Ces dernières pourraient être frappées d'une hausse des droits d'accises (taxes à la consommation de produits particuliers). Ce rapport de l'IGF et l'IGAS devrait être examiné par le Parlement fin septembre.