Code couleur : jaune. À J-1, le Zénith est prêt à accueillir Sa Sainteté. Son trône siège déjà au milieu de la grande scène colorée.
L'effervescence dans le calme. Au Zénith, bénévoles, techniciens et organisateurs s'affairent. Sans panique, puisqu'à seulement deux jours de l'arrivée du dalaï-lama, le site semble fin prêt à accueillir les 10 000 visiteurs de l'événement. « On a même une demi-journée d'avance sur le programme», se réjouit Jean-Michel Lambert, un des organisateurs.
Excepté la loge du dalaï-lama «encore en préparation», le décor est donc presque planté. Des plantes vertes (une cinquantaine d'arbustes) orneront la scène et les «loges VIP», tout comme les 20 mètres linéaires de jardinières, où ont poussé orchidées et bégonias. «Et puisque Sa Sainteté a un penchant pour les fleurs coupées, nous avons même prévu de disposer des jolis delphiniums», précise Arnaud Benoit, responsable de la décoration florale.
Du vert, donc, beaucoup, et également du orange, du jaune. Un grand tissu safran de 22 mètres a même été cousu sur place, servant de toile de fond à trois thangkas, tapisseries venues d'Inde ou du Népal. Lors des préparatifs, au beau milieu de la fosse, un atelier repassage s'est improvisé, traquant plis et froissures sur les foulards des hôtesses de l'événement, et sur les brocards, fresques de tissu aux couleurs gaies et colorées.
Au beau milieu de ce décorum, le trône du dalaï-lama, spécialement conçu pour sa posture en tailleur. Surélevé de quelques mètres, le siège de merisier, construit par un ébéniste français, n'a pas été spécialement créé pour Nantes, et servira sans doute lors d'une prochaine visite du dalaï-lama. «Le trône représente le respect de l'enseignement. Avant ses conférences, Sa Sainteté elle-même se prosternera devant le siège où elle ira ensuite s'asseoir», explique le président de l'association Océan de sagesse, Étienne Horeau.
En attendant, les derniers bénévoles arrivent sur le site. Manches déjà retroussées, une Allemande vient tout juste de découvrir là où elle passera une petite semaine «à s'occuper de l'accueil spécialisé». Elle ne sait pas encore où elle logera. «J'ai bien pensé à dormir dans ma camionnette, mais je ne pense pas pouvoir rester sur le parking du Zénith», confie celle qui semble coutumière de ce genre de virées.
Comme elle, de nombreux membres du centre bouddhique de Dordogne viennent prêter main-forte pour l'événement. Car pour la venue du dalaï-lama, si l'on excepte les nombreux prestataires sous-traitants, la totalité des organisateurs offrent leur aide gracieusement.