Julien Bontemps vice-champion olympique : vos réactions !
Que pensez-vous de la saison du FC Nantes ?
Circulation : c'est mieux l'été ?
Nouvelles plaques d'immatriculation : fini le 44 !
Vélos en libre-service : vos impressions ?
Racontez-nous vos concerts et spectacles !
ABC des Loisirs
Les quizz de l'été
Concours : vos plus belles photos de vacances !
Webcam
Vos photos de Nantes
Naissances
Nantes demain
Baby-sitting



Marie-Louise Goergen, Jean Relet, Joël Legland, Yannick Drouet, Gérard Tripoteau et Hervé Grossin : ils rejettent, au nom de 22 associations, « la privatisation d'un espace public porteur d'histoire ». Les associations dénoncent, sur la forme, la politique du fait accompli. « Le fleuve est un patrimoine à défendre. Or, on ne nous a jamais concertés sur le sujet », regrette Joël Legland, du Collectif du patrimoine industriel. Les militants interpellent Jean-Marc Ayrault : « Le quai devant les chantiers est propriété de la Ville. Le maire, il est plus que temps, doit maintenant s'engager, car nous ne croyons pas qu'une telle décision puisse être prise sans son accord. »
« La Loire vendue au privé »
Les associations ne veulent pas d'un bâtiment « qui va masquer » la vue sur le fleuve et le quai de la Fosse : « Cet amphithéâtre sur le fleuve doit avoir vocation populaire et publique. » Jean Relet, président de la Maison des hommes et des techniques, affirme avec ses collègues « être prêt à aller loin dans la bagarre. Car nous refusons cette verrue, un quai livré aux promoteurs privés. »
Les militants n'admettent pas « que soient gommées les cultures ouvrières du site des chantiers, qui seraient remplacées par des cultures et des restaurants branchés ». Allusion à la brasserie du bâtiment flottant qui devrait être gérée par un professionnel baulois. Ils rejettent « la Loire vendue aux marchands du temple ». Ces associations prônent, a contrario, « un lieu ouvert à tous ».
Dépositaires de l'identité ouvrière du site des chantiers, les militants lancent une pétition de protestation. Ils invitent les Nantais sur le site, les 7 et 8 juin, lors des Rencontres du fleuve. « Déterminés », ils menacent même d'appeler à manifester si le projet n'est pas remisé ou implanté en d'autres lieux : « Ce n'est pas imaginable qu'on hypothèque un tel site où tant d'argent public a été investi. On ne laissera pas faire de Nantes une ville de bobos. »
Gaspard NORRITO.
(1) Une pétition est lancée par : le Collectif des associations du patrimoine industriel et portuaire (18 associations), la Maison des hommes et des techniques, l'Association de la navale, le Centre d'histoire du travail, le Centre interculturel de documentation, ainsi que par des étudiants et personnels de l'Université permanente.
On peut la signer en appelant le 02 40 08 20 22. La pétition peut aussi être extraite du site mht.nantes@wanadoo.fr et envoyée à la MHT bd Léon-Bureau, 44200 Nantes.