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Édition du mardi 06 février 2007

Le château est aussi un lieu de plaisir

Au musée, dans la cour ou sur les remparts, des médiateurs seront à disposition des visiteurs et promeneurs. Dix personnes, en permanence, sur l'ensemble du site.

Elodie Allard, 27 ans, licenciée en histoire de l'art et archéologie, a été guide pour la ville de Nantes. En intégrant l'équipe du château, elle devient médiatrice culturelle, un nouveau métier, basé sur le dialogue avec les visiteurs. « Il faut oublier l'image du guide pontifiant qu'écoute sagement un groupe silencieux. » Bien évidemment, Elodie prend en charge des groupes constitués, ou des individuels, dans le cadre des offres de visites du musée. Mais, nouveauté, on trouve aussi Elodie dans les salles, à disposition du public, attentive à ses besoins. « Les gens ont envie d'être autonomes. Reste qu'ils se posent des questions en cours de visite. Il y a toujours un moment où les gens ont envie d'échanger. Nous leur répondons par un accueil vivant et personnalisé afin de faire de chaque visite un grand moment de plaisir », ajoute Laurence D'haen, responsable du service des publics.

Ce peut être une demande sur le fond, un éclairage que ne livre pas l'audioguide ou le texte affiché, une remarque qu'on a envie de partager. Ou, tout simplement, un besoin d'aide devant l'un des outils multimédias, très présents au musée. « Nous allons au-devant des gens un peu perdus. »

Autre nouveauté, les médiateurs sortent du musée. Ils sont présents, visibles, dans la partie en libre accès du château, dans la cour ou sur les remparts. Le château dans la ville, le château ouvert sur la ville, va accueillir beaucoup de promeneurs attirés par la magie du lieu, par la promenade sur les remparts en accès libre. Eux aussi pourront recevoir des renseignements sur le monument, son histoire, celle de Nantes, en plus des dépliants à disposition des promeneurs. Dix médiateurs seront présents, en permanence, sur l'ensemble du site. « Nous visons le public le plus large possible, avec le souci de nous mettre à la portée de chacun, quelle que soit la raison qui l'a poussé à pénétrer dans le château », explique Laurence D'haen. « Les visiteurs vont prendre énormément de plaisir sur les remparts. Nous essaierons de leur donner l'envie non seulement de revenir, mais aussi de pousser un jour la porte du musée, lieu qui fait parfois un peu peur à certains publics. Comme s'il y avait un pont-levis imaginaire. Ainsi chacun s'appropriera le lieu, quel que soit son âge, sa culture, ses attentes. »

Ouest-France

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