Édition du jeudi 10 juillet 2008
Le final de l'ONPL cheveux au vent
C'était une première pour l'Orchestre national des Pays de la Loire : un concert en grande formation, gratuit et en plein air, hier soir sur l'île de Nantes.
« Honnêtement, qui d'entre vous n'est jamais allé à un concert de l'ONPL? » A la question du présentateur de la soirée, Didier Pillon, des dizaines, des centaines de mains se lèvent. Applaudissements des musiciens. C'est d'abord pour ces novices de la musique classique que Nicolas, jeune corniste, ou Véronique, clarinettiste, ont joué hier soir, cheveux au vent d'ouest, face aux anciens chantiers navals de Nantes, tout près des nefs de l'éléphant.
Pour ceux qui sont venus avec pliants, casse-croûte et couvertures.
Pour Jacques et Laure, des Nantais plutôt jazzeux, Oscar et Hélias, 4 et 6 ans, têtes dodelinant aux rythmes des trompettes. Pour Théo, curieux attiré par Gershwin, emporté par la marche slave de Tchaïkovski.
Les quatre-vingt dix musiciens ne s'étaient pas réunis depuis leur tournée chinoise en mai. Hier soir comme mardi dans le centre-ville d'Angers devant près de 2 500 personnes, après un dernier raccord pour équilibrer la sonorisation de chaque pupître, ils ont donné un programme d'oeuvres courtes, sans trop de pianissimo, dans une ambiance étrangement décontractée.
A la barre de ce grand vaisseau, le capitaine James Judd, venu de Nouvelle Zélande, a mené son équipage face au vent, en commençant ce voyage au coeur des grands classiques de la musique symphonique par le Russe Glinka.
Sous la lumière rasante du soleil couchant, Oscar et Hélias ont écouté leur premier concert symphonique sans en perdre une seule note.
Ouest-France