Édition du mardi 06 février 2007
Le multimédia fait parler le musée et ses visiteurs
Le musée d'histoire utilise tous les nouveaux outils permettant de comprendre les objets présentés. Marie-Hélène Jouzeau, sa directrice, explique.
Bornes, écrans. 16 bornes interactives, des écrans tactiles permettent d'accéder librement aux connaissances. Le multimédia ne remplace pas les objets, il les éclaire. Exemple : L'Édit de Nantes. Le document, il n'est pas question de l'exposer - trop fragile. Pour comprendre cet événement qui met fin aux guerres de religion, le multimédia montre le document et l'analyse. Il est aussi possible de se promener virtuellement dans la Nantes de 1756. L'objet, témoin muet. L'objet ne parle pas de lui-même. Ainsi ces crocs de dockers du port de Nantes, utilisés pour gripper les paquets. Ils sont énigmatiques pour un jeune de 12 ans qui ne sait pas ce qu'est un docker, ni un croc. Le film raconte l'objet.850 objets ont été choisis, parmi les 50 000 du fonds, pour leur valeur de témoignage d'une activité humaine. Objets d'une grande diversité : peintures, sculptures, plans-reliefs, maquettes, affiches, films, outils, mobilier, instruments scientifiques... Mais il fallait éviter l'accumulation qui aurait gêné la lecture du monument. Des installations trop voyantes auraient masqué les détails d'architecture.La visite. Le visiteur n'est pas écrasé par l'information : s'il peut découvrir le musée par une visite générale d'une heure et demie, seules des visites thématiques permettent d'approfondir ses connaissances. Ni encyclopédie, ni musée de collectionneur, ce « musée d'idées » s'adresse aussi bien au visiteur pressé qu'à l'érudit.Une affaire de coeur. Le reliquaire du coeur d'Anne de Bretagne est, avec le château lui-même, le seul témoin de la période ducale. Il est montré dans son sens historique, comme preuve du lien indissoluble entre le château et celle qui y naquit. Un film de 6 minutes raconte l'histoire du château, du duché et de la duchesse Anne. Le parcours chronologique nous conduit d'une immersion dans l'univers gallo-romain à la période très dense du XVIIIe siècle et de la traite négrière. Jusqu'à la 32e salle, lieu d'une création vidéo d'un artiste contemporain.
Ouest-France