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FC Nantes-Atlantique

Édition du mercredi 23 mai 2007

Les autres réactions

Le sentiment de Jean-Yves Bocher (UDF-MoDem), Jean-Philippe Magne (Verts), André Trillard (UMP) et Hélène Defrance (Lutte ouvrière) quant à la situation du FCNA.

Jean-Yves Bocher (UDF-MoDem) « Je savais que tout est possible en politique, mais là, je suis sidéré par le mélange des genres. Nous sommes tous déçus par ce qui arrive au FCNA, mais de là à accuser Jean-Marc Aryault... François Pinte se trompe d'élection, oublie que les enjeux des élections législatives sont nationaux. Quand le temps des municipales sera venu, on pourra peut-être reparler du FCNA... En attendant, cela est bizarre. J'ai l'impression d'une sorte de vague populiste. On s'empare de la dernière secousse émotionnelle, et on l'utilise pour dire : élisez-moi député. C'est une tromperie... »

Jean-Philippe Magne (président des élus Verts de Nantes) « C'est une réaction très opportuniste. On sait très bien que le football professionnel est géré par des intérêts financiers. Là, on a un club qui a perdu son âme et son esprit car les gestionnaires ont ignoré l'éducation, la formation, la transmission qui étaient les piliers de ce club. Ce n'est pas un débat droite-gauche. Il y a une responsabilité collective des joueurs, des dirigeants. La stratégie Dassault n'a pas marché. Et bien malin qui peut, aujourd'hui, donner la solution. »

André Trillard (sénateur UMP) « François Pinte dispose d'informations que je n'ai pas, et il fait son travail d'opposant à Jean-Marc Ayrault. De l'extérieur, j'ai le sentiment que la ville de Nantes et le conseil général ne tiennent plus leur place de partenaires du club. Au conseil général, j'entends des élus de gauche dire qu'ils préfèrent le sport amateur, oubliant que le sport professionnel tire le sport amateur. Je ne sens plus d'adhésion des élus au club. Pour autant les facteurs qui ont conduit à la descente du club sont multiples, les problèmes du FCNA ne sont pas liés à une seule personne. »

Hélène Defrance (Lutte ouvrière). « Je n'ai pas spécialement envie de parler du football professionnel, et du sport pourri. Il y a beaucoup d'autres sujets plus importants. Pendant ce temps-là, on ne parle pas du reste... »

 

Ouest-France

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