Cheminement de deux êtres a priori incompatibles qui vont s'apprivoiser, la pièce Pierre et fils raconte la réconciliation et l'union improbable de deux contraires. Un jeune cadre psychorigide de 38 ans : Pierre Palmade, qui porte ici le nom de Pierre Malaquet (c'est celui du Distrait dans le film de 1970). Et un homme, surpris en train de chaparder dans les rayons de son petit supermarché de province... Même physique dégingandé, mêmes yeux délavés, il y a comme un air de famille : c'est son père !
D'ac, mais ce papa-là est un cas : un irresponsable (Pierre Richard bien évidemment) qui a lâchement quitté femme et enfant il y a des années ! Comme c'est Noël et qu'il fait un froid à ne pas laisser un géniteur dehors, Pierre accueille donc chez lui cet inconnu si proche... Trente-cinq années d'absence en dix tableaux pour dire, entre un paternel et son fiston, la mauvaise foi, le désaccord avec tendresse, pudeur, tendre et toujours drôle.
Pratique. Pierre et fils, le 19 et le 20 avril à 21 h, de 31 € à 35 €, au Celest, Cité des congrès, 5, rue de Valmy. En première partie : Laury Frigout pour un récital de piano qui fait revivre les plus célèbres airs des films de Pierre Richard.