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La tasse géante réalisée par des élèves de quatrième est l'une des réalisations centrales de l'exposition la traite négrière atlantique et l'esclavage, leurs abolitions, l'exemple nantais. Des oeuvres pluridisciplinaires
Pendant presque une année, professeurs et élèves ont travaillé autour d'une période de l'histoire parfois oubliée des manuels scolaires. En croisant plusieurs disciplines comme le français, l'histoire/géographie et l'éducation civique, la traite négrière fait office de fil conducteur entre les matières.
Si les collèges et lycées ont participé à cette exposition, les élèves du premier degré se sont également investis dans le projet. Dans le coin de la pièce, une reconstitution d'une razzia dans un village africain, où à l'époque les colons devaient tuer neufs hommes noirs. La reconstitution miniature est saisissante. Le plus troublant est de savoir que ce sont des élèves de dix ans qui l'ont conçue. Pourtant, il ne faut pas se fier à nos craintes d'adultes. Pour François Allaert, coordinateur culturel départemental « la violence existe et il vaut mieux l'aborder de manière constructive en montrant la réalité. Tout est question de préparation et d'accompagnement. »
Ludivine Brulon
Du 5 au 31 mai au château des ducs