Le Zénith Nantes métropoleA défaut du champagne, elles ont fait péter la limousine. Gonflées à bloc les sept ados qui descendent de l'interminable limousine qui se gare devant le Zénith à 14 h 30. Elles se sont offert le luxe d'une arrivée en limousine parce que « rien n'est trop gros et beau pour Tokio Hotel ».
Marquer le coup et se faire remarquer, c'est le but de ce rassemblement pour réclamer une date dans l'Ouest pour leur groupe fétiche qui déchaine des passions en Europe. « Le groupe redémarre une tournée en mars qui ne passe que dans l'Est. On veut une date dans l'Ouest », expliquent Laura (Melle Limousine) et sa copine Alizé, les deux adolescentes nantaises qui ont rameuté les fans de la région via internet où la communauté des Tokio Hotel est très organisée.
Une petite centaine de fans ont répondu à l'appel. Elles clament leur amour pour Tokio Hotel, déployant banderole : « Wir wollen Tokio Hotel im West». Et reprennent à l'unisson des chansons du groupe et une de leur composition ( Est-ce que c'est trop demander/ De vous revoir/ Nous on ne perd pas espoir...)... Ou, allez comprendre un titre des White Stripes...
« Devant le Zénith, c'est symbolique »
Le Zénith n'est pourtant pas le bon lieu pour se faire entendre. Ici, on ne programme pas. On héberge seulement. « On sait que c'est la production qui décide mais ils nous raccroche au nez. Ici, c'est symbolique. Pour qu'on parle de nous », expliquent Laura et Alizé.
Concert ou pas concert des Tokio Hotel à la clef, c'est gagné au regard du nombre de journalistes présents. Gagné aussi pour les adolescentes selon le père de Laura, à peine 14 ans et une année d'avance : « Je suis épatée par leur démarche. Elles ont tout fait de façon très structurée. Laura a assurément appris. Elle évoluera ensuite vers autre chose. C'est une passionnée et une cabocharde depuis toute petite. »
Venue au rassemblement, l'arrière-grand-mère de Lucas, le seul et unique garçon de la manifestation, et d'Anaïs observe aussi d'un oeil attendri de la passion de ses arrières petits-enfants. « Ils s'amusent bien. » Et la grand-mémé de se rappeler ce voyage en voiture pour Biscarrosse l'été dernier. « Lucas et sa cousine agitaient des banderoles Tokio Hotel. On rigolait bien. »
Texte : Véronique ESCOLANO.
Photo : Franck DUBRAY.