Édition du samedi 09 février 2008
Les séances de la semaine à la Jonelière
Coup d'oeil sur les entraînements du FC Nantes depuis mardi.
Mardi. 16 h 07. Après deux jours de repos, les Canaris se retrouvent à la Jonelière pour une reprise en douceur, malgré des conditions météo musclées. Au menu, un footing de 6 kilomètres environ. Nicolas Goussé, forfait de dernière minute à Sedan deux jours auparavant pour une pointe au mollet suit un programme de course individualisé. Après quelques minutes, il se ravise, la douleur s'étant réveillée. Les gardiens sont exemptés. Tony Heurtebis, Vincent Briant et Guy-Roland N'Dy Assembe suivent une séance spécifique sur le terrain synthétique, sous la houlette de Franck Chaumin.
16 h 44 : Frédéric Da Rocha et Kevin Das Neves terminent nettement en tête et sont les premiers à regagner les vestiaires. Suivent Philippe Daguillon, le kiné, puis Ricardo Faty et Aurélien Capoue. Mamadou Bagayoko, David de Freitas, et Stefan Babovic manquent à l'appel.
Mercredi. Un entraînement au programme, en matinée. Les Canaris se replient sur le terrain synthétique. Franck Chaumin anime une séance spécifique pour les gardiens. Après l'échauffement, le groupe est scindé en deux. D'un côté, les bleus, de l'autre, les rouges. Les Nantais travaillent la circulation et la conservation du ballon sur une moitié de terrain, en trois touches de balle maximum. Michel Der Zakarian donne de la voix. Ses troupes sont figées, évoluent sur un petit périmètre. Les joueurs ne prennent pas les espaces.
Baptiste Gentili déplore « un manque de clarté dans le jeu, c'est touffu. Essayez de réagir intelligemment dans le pressing et les courses », lance le technicien corse. L'effectif est ensuite composé de trois groupes. En position défensive, l'équipe qui presse et récupère le ballon se projette en phase offensive. Michel Der Zakarian exhorte ses joueurs à « communiquer et agir ensemble à la récupération. Soyez concernés. » Rémi Maréval perd un duel face à Tony Heurtebis. « Il faut le mettre Rémi ! », peste Baptiste Gentili. « J'ai essayé de faire quoi ? » répond le latéral gauche. Steven Thicot commet une maladresse. « C'est pas possible de jouer comme ça au football », déplore encore Gentili.
Jeudi. Un épais brouillard enveloppe la Jonelière. Deux séances au menu. L'effectif est composé de trois groupes de six joueurs. Deux équipes sont opposées sur une largeur de terrain. Pendant ce temps, le troisième groupe travaille devant le but avec les gardiens sur le terrain en contrebas. De chaque côté, quatre buts sont matérialisés par des piquets. L'objectif est de marquer un but en franchissant la ligne fictive balle au pied. Les joueurs travaillent déplacements, offensifs et défensifs. Les équipes cherchent à provoquer l'adversaire dans une zone avant de renverser le jeu.
Youcef Sekour, sur injonction de Michel Der Zakarian, effectue une transversale décisive. « Quand je te le dis en match, c'est trop tard, c'est fini ! » « Ça joue à deux à l'heure ! » remarque Baptiste Gentili. La séance est néanmoins animée et rythmée, les joueurs semblent concernés. À ce petit jeu, les partenaires de Frédéric Da Rocha sont les plus convaincants. Le soleil se lève lorsque les joueurs regagnent le vestiaire.
L'après midi, c'est un groupe restreint de treize joueurs qui se retrouve sur le petit terrain synthétique. Stéphane Morin, le préparateur physique, met en place des ateliers destinés à travailler l'explosivité et la coordination. Michel Der Zakarian y participe et n'est pas le moins déterminé.
Vendredi. Plein soleil sur la Jone. Michel Der Zakarian réunit les 18 joueurs de champ pour leur souffler quelques mots. À 10 h 30, après un petit canter, place à une opposition, 10 contre 10. Le terrain a été réduit, les buts étant placés en tête de surface. Les deux équipes jouent sous la contrainte d'un principe énoncé par Der Zakarian : pas de ballons en l'air, on ne joue qu'au sol. Il faut attendre 7 minutes pour voir un premier ballon porté en jeu court devant le but. Der Zakarian donne de la voix : « Vite le ballon, plus vite ! » Petit à petit s'ébauchent quelques mouvements intéressants, même si le déchet technique condamne aussi beaucoup d'entreprises. Après un quart d'heure de jeu, petite pause. Der Zakarian adresse quelques mots à De Freitas, en aparté, puis change la donne. S'il encourage toujours le jeu au sol, la possibilité de jouer par dessus est réintroduite. Au final, les titulaires probables, moins un élément (Heurtebis, Das Neves, Guillon, Poulard, Maréval, Faty, De Freitas, Da Rocha, Capoue, Bagaoyko) s'imposent 4-3. Le match s'est terminé en déséquilibre numérique. Guillaume Norbert a été proprement viré par son entraîneur qui n'a pas toléré d'être ouvertement contredit. Le différend concerne une position de hors-jeu sur un but de Da Rocha.
La scène n'aura pas échappé à Claude Robin et Christian Larièpe. Les deux hommes ont suivi attentivement toute la séance.
P.-Y. A et L. F.
Ouest-France