Édition du mercredi 28 mars 2007
Logements de rêve avec vue sur Loire
Vastes terrasses plantées, amples balcons... Le promoteur ADI livre, quai Mitterrand, 40 logements de haut standing. À 400 000 € le 100 m2.
Faut pas charrier : cet immeuble sur six niveaux, c'est pas Dubaï sur Loire. Là-bas, sur les bords du Golfe Persique, le luxe -et le mauvais goût souvent- sont bien plus insolents. Mais ne rêvez pas ! Ces logements-là ne sont probablement pas pour votre bourse. « Ils coûtent en moyenne 3 500 € le m2 », explique Patrick Fontaine, PDG d'ADI promotion. Dans cet immeuble en gradins aux baies vitrées et aux balcons largement ouverts sur le fleuve, l'extérieur est privilégié : « 100 m2 se développent sur 180 m2. Nous avons en quelque sorte un logement d'hiver et un d'été. »34 des 40 logements regardent la Loire depuis le quai Mitterrand, à Nantes. Des appartements aux murs blancs, lumineux, hauts de plafond, aux sols joliment carrelés ou parquetés. Le logement le plus exigu fait 40 m2. Le plus grand occupe 160 m2 et, avec terrasse et balcon, s'étale sur 450 m2. Un petit bijou vendu 770 000 €.Quelle est la population qui achète ? Des Parisiens, mais surtout des quinquagénaires et plus de la région. « 85 % des acquéreurs sont des propriétaires-occupants. » Des gens d'âge mûr friqués qui, par exemple, quittent leur vaste maison à étages pour un appartement fonctionnel accessible par ascenseur.3 500 € le m2 ? Paradoxalement, pour ce type de produit hors normes, le prix n'est pas excessif. Au centre-ville, rappelle un connaisseur, des accessions à la propriété sont livrées à 5 000, voire 6 000 €. L'immeuble d'ADI, reconnaissable par son placage de gneiss, une pierre couleur rouille, a été conçu par Hervé Beaudouin.« L'Île est pour tous »L'architecte de Niort, assisté par la paysagiste Florence Marty, livre des appartements sans radiateurs : « Le chauffage est à plafond rayonnant ». Des logements à l'isolation thermique et acoustique renforcée, qui donnent sur des balcons aux garde-corps en acier laqué ton rouille, aux mains courantes en iroko, un bois africain imputrescible et aux jardinières en peuplier.Plusieurs appartements sont équipés de terrasses plantées, comme on dirait des solariums où il fera bon se prélasser aux beaux jours. Cette réalisation luxueuse, dotée d'un parking plus ou moins enterré, signifie-t-elle que l'Île de Nantes est désormais livrée aux promoteurs et vendue aux seuls riches ? Patrick Rimbert, premier adjoint au maire de Nantes, n'est pas de cet avis. L'élu rappelle qu'entre le Palais de justice de Jean Nouvel et la future école d'architecture, « 174 logements sont en cours de construction ». 94 logements, explique Patrick Rimbert, sont en accession libre. 49 seront des logements sociaux gérés par Nantes-Habitat. Tandis que 31 logements seront en accession sociale. « Sur toute la ville de Nantes, notre objectif est de 25 % de logements sociaux. Sur ces opérations, nous atteignons 28 % ». Conclusion ? « L'Île de Nantes reste une alternative à l'étalement urbain. Les quais sont pour tous, » insiste le premier adjoint.Gaspard NORRITO.
Ouest-France