Édition du mercredi 23 mai 2007
M-F. Clergeau dénonce « un jeu malsain »
Que pensez-vous de l'offensive de François Pinte sur le dossier du FCNA ?Il essaie d'instrumentaliser, à des fins politiciennes, les difficultés du club. C'est un jeu malsain, pratiqué par quelqu'un qui ne connaît pas le sport, ni le football, ainsi il nous parle de D1 alors que ça n'existe plus. Que répondez-vous à ses critiques ?Revenir sur le rachat par la Socpresse, qui a respecté ses engagements, c'est vouloir cacher la façon dont le sénateur UMP Serge Dassault gère aujourd'hui le club. Les difficultés de celui-ci ne sont pas financières. Le club disposait du sixième budget de la Ligue 1. Elles relèvent de choix stratégiques en matière de formation, de recrutement, de coaching. Quant à la ville de Nantes, elle met à disposition le stade, le centre de formation, la plaine de jeux de la Jonelière. Elle apporte un million d'euros, par an, pour l'amélioration des équipements utilisés par le club. Pour le sport de haut niveau, je rappelle que 30 équipes nantaises y jouent. Regardons les plus connues. Le FCNA : c'est une mauvaise gestion. Le Snuc : il a toujours été soutenu par la ville, qui a apporté 3,7 millions pour ses nouveaux équipements. Le club est confronté à de grosses difficultés financières car il dépense plus qu'il ne le devrait. La ville a dit stop, car ses élus sont comptables de l'argent public. L'Hermine : elle se structure de mieux en mieux, ses dirigeants ont un vrai projet. Mais l'Hermine a joué de malchance. Ca arrive dans le sport. J'ai bon espoir que l'équipe reste en Pro B. Comment voyez-vous la situation du FCNA ?La ville maintient tous ses engagements, elle reste derrière le club pendant ce passage en Ligue 2, que je souhaite limité à une saison. Mais le sénateur UMP Dassault doit maintenant s'exprimer sur l'avenir de ce club qui lui appartient. Il doit dire ce qu'il compte en faire. C'est une question de respect vis à vis des supporters nantais. M. L. D.
Ouest-France