MHS electronics : 60 emplois menacés
Pierre Tauzinat et Bruno Grangier (à droite), dirigeants de MHS electronics.
Le couperet est tombé. Le fondeur de silicium MHS envisage de passerpar 60 suppressions d'emplois pour restructurer sa fabrication à Nantes.
Depuis septembre 2005, la fonderie de silicium du groupe Atmel à Nantes, sur le site de la Chantrerie, a été rachetée par le groupe MHS industries et a pris le nom de MHS electronics. À l'époque, lors du rachat, la structure avait déjà été allégée de 70 personnes. Lundi, les délégués du comité d'entreprise ont appris que les 260 salariés actuellement à Nantes seront encore moins nombreux à la rentrée.
La direction, aux mains de Bruno Grangier et Pierre Tauzinat, a confirmé ce plan de restructuration. Une baisse des ventes au premier semestre, une parité dollar face à l'euro peu compétitive et une réorientation stratégique du métier vers la fonderie pour puces électroniques ont décidé la société à réduire la toile. « Nous ne touchons pas à la production, mais nous allons essayer de gagner un peu du côté de l'administratif » précisait, hier, l'entreprise.
La suppression de 60 personnes est envisagée en trois phases, dont 20 personnes à partir de septembre 2009. « Nos ventes se redressent au second semestre. Cet ajustement, dans un premier temps, permettra peut-être de réduire la deuxième vague, voire de supprimer la troisième », avance-t-on à la communication du groupe, qui annonce quand même la possibilité d'aller jusqu'à 60 emplois en moins.
Erreur de stratégie pour les syndicats
De son côté, le syndicat CGT ne conteste pas les difficultés actuelles de la société, « mais une nouvelle fois, les salariés vont faire les frais d'erreurs de stratégie d'une direction qui a axé sa recherche sur des projets révolutionnaires au détriment d'une recherche réelle de nouveaux clients », déplore le délégué CGT. Le 25 août prochain, une deuxième réunion du comité d'entreprise doit se tenir. Si des assurances sur la pérennité du site de Nantes ne sont pas avancées d'ici là aux délégués, le comité d'entreprise pense à utiliser son droit d'alerte.
Élisabeth BUREAU.
Ouest-France