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Coupe de France : fin de l'aventure pour Carquefou

Édition du mardi 15 avril 2008

Mickaël Ollivier, l'obstiné

Gravement blessé face à Gueugnon, sa saison était terminée. C'était méconnaître l'attaquant de l'USJA. Demain, il devrait être dans le groupe.

5 janvier dernier, les joueurs de Denis Renaud viennent de sortir Gueugnon de la Coupe de France (1-0). Sur la pelouse du Moulin-Boisseau, les Carquefoliens fêtent le premier gros poisson de leur pêche miraculeuse. Au milieu de ses partenaires, Mickaël Ollivier saute avec un peu de difficulté. Il a subi un choc sévère avec le gardien gueugnonnais. « Pendant la fête, j'avais mal, mais je pensais que c'était juste une grosse béquille », raconte l'attaquant de l'USJA. Le lundi, le kiné ne le détrompe pas, mais le médecin l'envoie tout de même faire une échographie de contrôle. Verdict : rupture du quadriceps gauche et saison terminée.

« Je suis tombé de dix étages quand j'ai appris ça, surtout qu'on venait d'apprendre qu'on jouait Nancy. » Opéré dans la semaine, l'avant-centre entame ensuite une rééducation intensive. « J'avais une séance tous les jours, ça m'a permis de gagner beaucoup de temps. Mais le plus dur, c'était de voir le championnat de loin. J'allais voir tous les matchs, je faisais les déplacements. »

Dans ces moments difficiles, il peut toutefois compter sur l'autre grand blessé du groupe, Christophe Letutour. Une présence et un soutien de poids. « Pendant la rééducation, tu te dis parfois : je ne progresse pas. C'est dans ces moments-là qu'on s'encourageait le plus. On se disait : ne lâche pas, c'est là que ça va payer. Je lui dois une fière chandelle, c'est aussi grâce à lui que ma guérison a été rapide. »

Bosseur acharné, il se remet en effet à vitesse grand V. Après l'élimination de Nancy, il se fixe comme objectif de figurer sur la feuille de match face à Marseille. Et tient son pari. « Quand Denis m'a annoncé que j'étais dans le groupe, j'ai eu des frissons. Et je savais que si j'y étais, ce n'était pas une récompense, mais parce qu'il savait que je pouvais lui apporter quelque chose sur ce match. Je devais rentrer à la 88', mais la fin de match était tellement tendue...» Le dimanche suivant, il joue 45 minutes en réserve, marque un but. Une demi-heure face à Changé au Moulin-Boisseau, puis 64 minutes à Avranches, il monte en puissance. Suffisant pour le PSG ? « Contre Paris, il faudra être trois fois plus fort physiquement qu'en championnat. Et puis le groupe de Marseille a prouvé de belles choses. Je ne me vois pas débuter. » Début janvier, personne ne le voyait rejouer au football cette saison. L'erreur est humaine.

Ouest-France

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