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La saison prochaine, le NRB monte en Ligue féminine. Jouera-t-elle encore à Rezé ? : Photo Arnault CantreauLe maire confirme, sans surprise, la politique menée depuis de longues années à Rezé : le soutien de tous les sports. Côté financier, il annonce clairement qu'il n'ira pas au-delà des 35 000 € annuels de subvention accordée à l'équipe première.
Salle Arthur-Dugast
« C'est la salle d'entraînement utilisée par l'équipe, elle est récente (Ndlr : 4 ans) et il n'est pas question de construire une nouvelle salle pour les beaux yeux de Frère. Si les locaux ne lui conviennent pas, il peut aller voir ailleurs » s'énerve le maire (lire encadré). « Mais je suis prêt à trouver des solutions pour les deux utilisations quotidiennes requises par la Ligue ». Quant à la jauge, Gilles Retière envisage de la pousser à 850 places contre 600 aujourd'hui. « Si la salle ne sert plus qu'au basket, quid de la pratique des autres sports, comme par exemple le hand ? Je travaille sur la durée et je ne veux pas privilégier un sport par rapport à un autre. Ici à Rezé, nous avons les salles nécessaires pour le plus haut niveau amateur ». (Ndlr : avec les salles Dugast et Crétual).
Subventions
« Avec la montée, les joueuses deviennent professionnelles et les collectivités territoriales devraient multiplier leurs subventions par quatre, en les faisant passer de 200 000 € à 900 000 €, poursuit Gilles Retière. C'est absolument impossible, je ne suis pas d'accord pour ça, il s'agit de l'argent des contribuables ! ». Pour l'édile, si les frais de fonctionnement ne posent pas de problème, il n'est pas question de payer les salaires des joueuses. « Avec cet argent, combien d'autres sportifs seraient pénalisés ? ». Les subventions actuelles pour la saison prochaine (équipe 1, équipe 2 en N3, cadettes et minimes) seront maintenues.
Outre Rezé, Nantes met également la main au portefeuille pour le NRB. Mais pour Gilles Retière, le basket féminin a une portée qui rebondit bien au-delà de ces deux villes. « Pourquoi ne pas poser la question d'un financement supplémentaire à Nantes Metropole ? » s'interroge-t-il.
Méthodes
« Thierry Frère jette les joueuses et les entraîneurs quand ils ne lui conviennent plus ! » commente encore le maire, très remonté. « Je ne travaille pas avec des gens qui cherchent des mercenaires. Si on veut faire du travail sportif, OK, si on veut faire du spectacle, c'est non ». Il se dit prêt néanmoins à discuter avec le président du NRB. Sereinement.
Françoise Refloc'h