Quatre jours après l'incendie qui a coûté la vie à une jeune femme de 25 ans et ravagé un immeuble (
lire ici), une odeur âcre s'échappe toujours des décombres, rue Boileau, artère située au coeur du centre-ville nantais.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, les pompiers ont dû intervenir de nouveau, pour circonscrire une reprise de feu.
C'est la troisième fois depuis leur première intervention, qui avait duré 24 heures, dimanche dernier.
Le pignon en équilibre précaire
Le feu couve toujours donc, dans ce qu'il reste de cet édifice datant de la fin du XIX
e siècle. Très fragilisée par le sinistre, la structure menace de s'effondrer. Les pompiers ont appliqué des marques jaunes sur le pignon de la façade donnant sur la rue, tant son équilibre est précaire.
Compte tenu du danger représenté par l'immeuble, qui fait l'objet d'une surveillance permanente, la rue Boileau est toujours fermée à la circulation.
Pour combien de temps encore ? Nul ne le sait.
Mais les pouvoirs publics vont devoir rapidement trancher la question de l'avenir du bâtiment. Et sa destruction semble tout à fait envisageable. D'après les premières estimations, le préjudice matériel s'élève à 2 millions d'euros.
A.G.