Édition du mercredi 23 janvier 2008
Nantes prospecte en Ile-de-France
En signant un partenariat avec le CO Vincennes, hier en fin d'après-midi, le FC Nantes veut attirer à lui des jeunes franciliens.
Depuis une dizaine d'années maintenant, de nombreux clubs professionnels cherchent à s'implanter en Ile-de-France afin de ramener les meilleurs jeunes de la région dans leur giron. Nombre de ces partenariats n'ont pas dépassé le cap des 3 ans, mais en s'engageant avec le club de Vincennes, actuellement pensionnaire de DHR, le FC Nantes version Kita a bon espoir de réussir son pari.Avec 800 licenciés, dont 450 jeunes, Vincennes présente effectivement un potentiel intéressant. Son équipe - de 14 ans évolue au niveau fédéral et d'autres équipes visent le niveau national. Pour autant, à en croire Christian Larièpe, directeur technique du FCN, chargé de ce dossier, le but n'est pas seulement de récupérer des jeunes joueurs de Vincennes : « Bien sûr, on espère que Vincennes pourra nous proposer des jeunes intéressants, mais on se servira également des infrastructures du club pour effectuer des journées de détection. Le club de Vincennes dispose d'infrastructures de qualité. C'est une des raisons qui nous ont poussé à choisir ce club. »En échange, Nantes versera évidemment une compensation financière au club val-de-marnais, ainsi que des équipements. Pour l'instant, le montant de l'indemnité financière est encore en discussion. Waldemar Kita, qui s'est souvenu avoir évolué en tant que joueur de DH sur la pelouse vincennoise veut également faire de ce partenariat une aventure humaine : « Les professionnels ont beaucoup à apprendre du monde amateurs. Si on peut aider à Vincennes à monter plus haut, ce sera une très bonne chose. Si d'aventure le club évoluait d'ici quelques années en CFA ou en National, nous pourrions prêter quelques jeunes joueurs au club afin de les aguerrir. »Pour l'instant, Vincennes est encore loin de ce niveau. Depuis de longues années le club mise sur les jeunes et la formation. Blaise Matuidi, qui évolue à Saint-Etienne est par exemple un produit de la formation vincennoise. C'est ce genre d'affaires que Nantes ne veut plus rater à l'avenir.
Ouest-France