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FC Nantes

Édition du lundi 31 mars 2008

Nicolas Goussé : « Ce pourrait être la balle de match »

Nicolas Goussé n'était jamais retourné au stade de l'Aube depuis son départ de Troyes, où il dit avoir vécu ses plus belles saisons. En attendant de retrouver la Ligue 1 avec le FCN.

 

Vous avez joué trois saisons sous le maillot troyen avec lequel vous avez notamment disputé la Coupe de l'UEFA. Quels souvenirs conservez-vous de cette période ?

De très bons. Ce sont pour l'instant les meilleurs moments de ma carrière. Je ne suis encore jamais retourné au stade de l'Aube, qui a été réaménagé. C'est un beau stade. Je vais retrouver des personnes que j'apprécie. Troyes, c'est un vrai club familial. Les bénévoles sont au service de l'équipe. Les gens sont chaleureux. Troyes, c'est une vraie ville de foot, même si Auxerre n'est qu'à 80 kilomètres.

Sur un plan personnel, vous sentez-vous épanoui à Nantes ?

Oui. Au départ, j'ai signé pour une saison. Mais on bosse tous pour continuer. Même si je marquais et que ma prolongation de contrat s'est avérée tardive, je n'ai pas cherché à faire durer le suspense. J'ai toujours dit que si je pouvais terminer ma carrière au FC Nantes, je ne m'en priverais pas. Cette saison, j'ai montré que je n'étais pas mort. J'ai prolongé au FC Nantes et jusqu'à présent, je n'avais jamais joué dans un club aussi médiatisé.

Vous y êtes aussi davantage exposé...

Je ne suis pas du genre à me prendre la tête. Je suis capable de faire mon autocritique. J'ai connu ça lors de ma dernière saison troyenne. La critique fait partie du jeu. Ici, c'est amplifié par rapport à Troyes où il n'y avait qu'un journaliste, une à deux fois par semaine... Il est certain qu'en ce moment, il m'arrive de rentrer à la maison après un match et de me sentir frustré tant par ma prestation que par la performance collective. Cela me laisse un goût amer.

Pourquoi le FC Nantes, malgré une remontée quasiment acquise, ne parvient-il pas à emballer les matches ?

Je ne parviens pas à l'expliquer. On a réalisé un bon début de saison mais aussi parfois remporté des rencontres où l'on était un peu « limite ». À l'époque, on ne parlait pas de la manière. On était attendu par tout le monde et il fallait répondre présent. N'oublions pas que l'objectif reste la montée. Même en Ligue 1, je vois des matches ennuyeux. Je ne sais pas si c'est le foot moderne qui veut ça, mais je constate que beaucoup de joueurs français se sont expatriés. Quand je suis arrivé ici, j'ai eu l'impression que le club avait failli plonger. En gros, les commentaires, c'était : « Ils ont même pris des mecs de Ligue 2. » Quand on y repense, on se dit que si on n'avait pas réalisé de séries, le groupe aurait pu éclater. Mais il y a de bons mecs dans le vestaire. C'est la clé de la réussite, cette année.

Plus que le jeu effectivement...

On a un objectif commun avec les supporters. On dit du public nantais qu'il est difficile mais c'est partout pareil. Il attend du spectacle comme en 1995, avec des séquences à une ou deux touches de balle, mais aujourd'hui, en Ligue 1, il n'y a pas une équipe qui joue comme le FC Nantes de cette époque. Même Lyon, c'est différent. Les gens sont restés là-dessus.

Un succès à Troyes vous rapprocherait encore davantage de la Ligue 1...

Si on gagne, ce peut être une balle de match, y compris au niveau mental. Dans un premier temps, ce qui nous intéresse, ce n'est pas d'aller chercher le Havre, mais de s'en rapprocher.


Propos recueillis par Loïc FOLLIOT.

Ouest-France

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