À 54 ans, le Belge sautillant n'a rien perdu de son punch. Avant une tournée dans le Sud et la sortie de son dixième album à l'automne prochain, il anime le RTL Disco show mercredi au Zénith.
Vous n'étiez pourtant pas très disco dans les années 80 ?
Non, mais c'est une musique que j'ai toujours aimée et une période que je connais bien. Les groupes, je les ai tous rencontrés un jour ou l'autre. Mais je ne suis pas nostalgique, je ne fais pas ça dans l'esprit come-back. Le disco, c'est indémodable, incontournable, même pas daté: il suffit d'aller en boîte pour le voir.
Les producteurs de la tournée cherchaient quelqu'un qui bouge bien et je prends ce rôle comme celui d'une comédie musicale, avec des mini-tableaux entre les groupes. Je n'ai jamais fait ça de ma vie!
Vous enchaînez les projets les plus divers : du concert symphonique au DJ underground, des stades d'Australie aux émissions de cuisine pour la TV, de l'art contemporain à la Ferme des célébrités, du cinéma avec Mocky...
Ce qui m'intéresse, c'est évoluer avec le temps, ça me donne la pêche à mort. Il faut rester éveillé, prendre les choses au premier degré. Mon fil rouge, c'est mon personnage, qui n'est pas qu'un gimmick qui saute en l'air mais une sorte d'oeuvre d'art qu'il faut sans cesse épaissir.
Je ne suis pas un artiste qui enchaîne les sorties d'album et les tournées, j'ai besoin de me frotter à autre chose pour pouvoir écrire. La cuisine, c'est parce que je sais vraiment cuisiner. La TV, c'est parce que je la pratique depuis plus de 30 ans et que je continue d'apprendre en coulisses.
Comment passer à autre chose après un tube planétaire, du type Ça plane pour moi ?
Je ne cherche pas à l'oublier, il me poursuivrait sur Mars ou sur la Lune. On ne trahit pas la chanson et vouloir ne faire que du neuf serait une erreur. Mais si je suis là trente ans après, c'est parce qu'il y a eu dix albums depuis.
Propos recueillis par Isabelle LABARRE.
RTL Disco show : Village people, Boney M, les Weathers girls, Ottawan, Santa Esmeralda, Patrick Hernandez... Mercredi 21 mai au Zénith à 20 h 30, 40 €. Points de vente habituels.