+ Pollution en Loire : donnez votre avis dans notre forumUn expert analyse la canalisation. Depuis mardi, un expert spécialisé en matériaux industriels analyse la canalisation à l'origine de la pollution en Loire, à la raffinerie Total de Donges. Ce technicien missionné par le procureur de la République va s'attacher à déterminer précisément les raisons de l'accident du 16 mars. Sa tâche pourrait prendre plusieurs semaines car elle comprendra plusieurs phases d'analyses, chimiques et micrographiques. Il s'agira d'étudier l'état du pipeline en recherchant une éventuelle usure, et pas seulement à l'endroit de la fuite constatée.
Toujours plus de nettoyeurs. Les effectifs sont à nouveau renforcés. 540 nettoyeurs mercredi, 580 aujourd'hui. Avec une accentuation des efforts en amont de Paimboeuf, à Frossay (île de la Maréchale) et en amont de Cordemais.
« La pluie entraîne un lavage naturel des zones polluées, explique le colonel des pompiers Michel Tellanger.
Cela nécessite d'installer davantage de barrages absorbants pour éviter l'irisation en Loire. » La priorité désormais est d'achever le gros nettoyage avant les grandes marées, début avril. Ensuite, la dépollution entrera dans une phase plus minutieuse au coeur des roselières.
La pollution remonte vers Pornichet. Hier matin, les équipes municipales de Pornichet surveillant les plages ont repéré quelques boulettes et des traces de pollution sur du goémon, sur la plage de Sainte-Marguerite. Par ailleurs, du bois mort souillé a été trouvé à Bonne-Source. La pollution aux hydrocarbures de la Loire a dérivé, sans doute à cause du vent. La mairie a décidé de fermer les plages de Pornichet.
Reprise des activités nautiques. La Ddass a effectué des prélèvements d'eau mardi, de Préfailles au Pouliguen. Les résultats
« ne mettent plus en évidence de pollution par les hydrocarbures sur aucun secteur », précise la préfecture de Loire-Atlantique. Les activités nautiques peuvent donc à nouveau être pratiquées normalement. La pêche reste interdite.
Le délicat nettoyage des milieux naturels. Hier soir, pouvoirs publics, associations de protection de l'environnement et organismes spécialisés dans la dépollution se sont interrogés, à la préfecture de Nantes, sur l'éventuel nettoyage des milieux naturels souillés : ro selières, vasières et prairies riveraines. Le principe retenu est de bien peser le rapport bénéfice-risques dans ces milieux particulièrement sensibles.
Une inspection va être menée par Bretagne vivante, la Ligue pour la protection des oiseaux et le Conservatoire botanique national de Brest pour orienter les interventions. Puis un suivi sera mis en place pour étudier les conséquences sur les oiseaux, les plantes et la microfaune du sol.
« Il faudra sans doute se résigner à faucher certaines roselières », estime Bernard Guillemot (Bretagne vivante). Seule certitude : on devra décider rapidement car la saison de nidification des fauvettes aquatiques va arriver très vite et elles ont absolument besoin des roseaux.
« Le port courroucé ». Total est le premier opérateur sur le port de Nantes-Saint-Nazaire. Un état de fait qui ne retient pas Michel Quimbert, président du port, d'exprimer haut et fort sa colère à l'encontre du pétrolier.
« Le port est courroucé. J'attends toujours que Total m'appelle pour s'excuser, ce qui serait convenable. Nous avons multiplié les efforts pour une sécurité et une sûreté maximales et voilà que nous subissons une pollution d'ampleur pour un tuyau usagé. C'est du moins la seule explication fournie pour l'heure », s'insurge Michel Quimbert. Avant d'insister :
« Le port va faire appliquer le principe du pollueur payeur. Je vais envoyer les factures. Si Total ne paie pas, nous engagerons une action. »
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