Chaque jour qui passe réserve son lot de révélations aussi vite démenties que se propagent les rumeurs. À vendre, plus à vendre, à céder un peu, beaucoup, plus du tout... Le FC Nantes Atlantique n'en finit plus d'alimenter la chronique, au grand dam de ses propriétaire et dirigeants qui préféreraient qu'on les oublie ou, pour le moins, qu'on les laisse déjeuner en paix pour paraphraser le Suisse Stephan Eicher.Rudi Roussillon en a pris son parti. Soit il s'épargne de répondre aux sollicitations et laisse dire, soit il oppose un démenti en avouant tomber de l'armoire à la reprise de la dernière révélation du jour.Nos confrères
Le Parisien - Aujourd'hui en France et
Presse-Océan ont pisté, dans leur édition de lundi, un nouveau candidat à la reprise du FCNA : Daniel Derichebourg, Pdg d'un groupe leader dans le recyclage, CFF Recycling. Il n'y a pas lieu de mettre en doute l'intérêt que porte Derichebourg au dossier nantais, quand bien même, via un communiqué, le groupe aurait démenti être
« en négociation avec le groupe Dassault pour une prise de participation ». L'homme est un des acteurs avérés de ce feuilleton, comme l'ont été ou le sont toujours Alain Florès, Daniel Augereau, Luc Dayan ou Jean-Marc Gonon (
voir Ouest-France des 31 mai et 1 juin) et comme peut l'être la « société cotée au CAC 40 » toujours pas identifiée à ce jour que nous évoquions le vendredi 1 juin dernier dans ces mêmes colonnes. Ce même jour, le Groupe Dassault a probablement repoussé une offre, sans pouvoir assurer qu'il s'agissait de celle de Daniel Derichebourg ou celle portée par Jean-Marc Gonon, directeur général d'Alma Consulting group. Un rejet qui a donné à penser que Dassault avait renoncé à céder le FCNA (
voir Ouest-France du samedi 2 juin).Quel crédit accordé, aujourd'hui, à l'information qui fait état, non plus d'une vente, mais d'une cession partielle du capital ? Selon nos sources, Daniel Derichebourg n'a pas inscrit son projet dans cette optique. Et le communiqué émanant de son groupe le confirme. Le Pdg de CCF Recycling aurait soumis une offre de reprise globale, comme il l'avait fait, en son temps, pour le Paris SG. Dans ses bagages, Derichebourg amenait un entraîneur qui n'est ni Raynald Denoueix (le communiqué dément tout contact) , ni Guy Lacombe, ni Vahid Halilhodzic et Max Bossis n'est pas plus concerné par le projet.Toujours selon nos sources, ni Jean-Marc Gonon, ni le candidat de « gros calibre profilé cote en bourse au CAC 40 », ni même Derichebourg ne sont disqualifiés et la vente du club reste d'actualité. Le Groupe Dassault n'a pas habitué les observateurs à des pas de deux ou des atermoiements. Un jour, je vends, le lendemain, je ne vends plus, le surlendemain, je n'envisage qu'une cession : ce n'est pas le genre de la maison !En revanche, il est une constante dans les pratiques de l'Avionneur : la confidentialité des opérations. Tous les candidats déclarés ou masqués à la reprise du FCNA sont astreints à cette clause. Pas un mot, pas un aveu, pas une info. Car, chez Dassault, on a fait sien de longue date l'adage : pour vendre au mieux, négocions caché !N'en doutons pas ! Pendant que bruissent les rumeurs et les infos, les affaires continuent et la vente du FCNA reste d'actualité.
M. F.