Power 8 : Airbus compense par des aides
Airbus donne 310 000 € pour aider des sous-traitants et épauler le retour à l'emploi. La contrepartie au plan Power 8 qui supprime 221 emplois.
L'exercice n'était pas des plus simples. Hier, en préfecture, Airbus, en la personne de Gilles Guillon, directeur de l'usine nazairienne, a expliqué pourquoi le plan de restructuration Power 8 devait alléger les effectifs des sites de Nantes et Saint-Nazaire alors que le carnet de commandes d'Airbus déborde ! « Nous avons 3 700 avions à fabriquer sauf que les retards de l'A 380 et A 400M (militaire), la forte pression sur les prix et le dollar dramatiquement faible rendent les résultats financiers négatifs. »
Power 8 restructure en faisant évoluer les métiers : moins de monde du côté des services généraux et davantage en production. Avec des reclassements internes et des non-renouvellements de départ en retraite, le site de Nantes va perdre 97 postes et celui de Saint-Nazaire, 124. Sauf qu'en même temps, il est prévu 3 000 emplois cols bleus d'ici 2013 !
Un groupement d'activités
L'État demande, en contrepartie, de signer une convention de revitalisation. Le contrat est simple. L'entreprise visée doit débourser un minimum de deux fois la valeur mensuelle d'un Smic par emploi supprimé. Cette enveloppe s'élève à 310 000 € pour Airbus. « Nous risquons de signer ce même genre de contrat avec Trelleborg et Alcatel » a annoncé, hier, lors de la signature, le préfet Bernard Hagelsteen.
Cette enveloppe va servir à aider des entreprises sous-traitantes d'Airbus à gérer au plus près la gestion des ressources humaines et anticiper la montée en charge de la production d'Airbus dans les trois années à venir. Elle va aussi financer le lancement d'un groupement d'activités. Là, une quinzaine d'entreprises s'engagent à proposer un parcours de retour à l'emploi à des personnes éloignées du monde du travail. Ce dispositif sera officiellement lancé en septembre.
E. B.
Ouest-France