Premier-Mai : plus de trois mille manifestants en Loire-Atlantique
Malgré la pluie, plus de deux mille personnes ont défilé dans les rues de Nantes pour le 1er-Mai. Nathalie Boureau : Photo
Retraites, emplois, salaires, pouvoir d’achat, fonction publique : c’était le combat des manifestants du 1er-Mai hier en Loire-Atlantique.
Plus de deux mille personnes à Nantes, huit cents à Saint-Nazaire, cent cinquante à Châteaubriant, une centaine à Ancenis ont participé aux défilés du 1er-Mai hier dans le département.
À Nantes, les manifestants se sont rassemblés près de la place du Commerce avant de défiler dans les rues de la ville à la faveur de bien timides éclaircies. C’est sous une pluie froide que les représentants des unions départementales CGT, CFDT, FSU (éducation), Solidaires (autonomes dont Sud) et Unsa ont pris la parole. La politique de Nicolas Sarkozy a focalisé les attaques. Pour Chantal Richard, secrétaire de l’union locale CFDT de Nantes, « promouvoir le «travailler plus pour gagner plus’’, c’est une formule simpliste, c’est nier les problèmes de rémunération en France, c’est nier l’immobilisme de certaines grilles salariales, c’est nier l’absence de négociation salariale décente dans la fonction publique ».
La CGT veut déclencher une nouvelle étape de mobilisation.
« Pour des syndicats forts »
« Nous exigeons le retrait de Power 8 et du plan Zéphyr qui met en vente le site d’Airbus Saint-Nazaire. Nous exigeons le retrait du projet de réforme portuaire. Nous voulons des emplois de qualité en Loire-Atlantique, de la formation qualifiante, le plein-emploi dans le commerce et ailleurs. Il y a du savoir-faire en Loire-Atlantique, il faut l’utiliser » lance Marie-Claude Robin, secrétaire géné-rale de la CGT 44. Tout en se félicitant de la revalorisation du smic au 1er mai, les syndicats estiment que cette augmentation « est dérisoire ». La représentante de Solidaires en appelle à l’union, visant « une réponse générale d’envergure, seule réponse efficace » au gouvernement pour les prochaines grandes manifestations des 15 et 22 mai.
« Modernité et solidarité »
Présent dans tous les défilés intersyndicaux, l’Unsa affirme, par la voix de son secrétaire départemental, Pascal Priou, « son attachement au syndicalisme libre et indépendant ». Il souligne : « Partout dans le monde, des femmes et des hommes réaffirment aujourd’hui la nécessité d’avoir des syndicats forts, libres, démocratiquement choisis par les salariés pour porter leurs revendications. Une constante anime l’Unsa, elle se résume en deux mots : modernité et solidarité. Parce qu’aucun salarié, aucun Français ne doit rester sur le bord de la route du progrès social ».
Eric Cabanas
Presse-Océan