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La fanfare de l'école d'architecture de Nantes a tenu à fêter son cinquantième anniversaire en grande pompe. Jeunes et moins jeunes ont fait le spectacle place Royale pour le plus grand plaisir des oreilles des Nantais. Pour l'occasion une quinzaine de fanfares se sont produites dans les rues de Nantes tout l'après-midi. : Photo Nathalie BourreauUn passage de témoin
Samedi, ils se sont tous retrouvés, jeunes et moins jeunes, pour jouer ensemble. « Les vieux ont montré qu'ils ont de beaux restes » sourit Mathieu. « Et puis tant qu'on paye leurs retraites, autant qu'ils organisent de belles fêtes » lance Rikiki. « On rigole, mais il y aussi beaucoup de respect. Cette fête, c'est un peu un passage de témoin. Ils nous ont apporté beaucoup. Ça nous pousse à essayer de faire aussi bien qu'eux » explique-t-il. Tous reconnaissent à la Fanf'archi un esprit particulier. « Il y a un côté très familial et en même temps un peu trash. Il y en a toujours un pour balancer les pires saloperies. C'est un vrai vaccin contre la fanfare à papa » explique Rikiki.
Le bruit de la fête
« C'est aussi beaucoup d'émotion, j'ai dû pleurer trois fois dans la journée » témoigne Aurèle.
La fanfare, elle est tombée dedans quand elle n'était encore qu'une enfant. « Petite, on me posait pas loin de la fanfare et je les écoutais jouer. Je suis restée longtemps spectatrice. Un jour on m'a donné la grosse caisse et on m'a dit : vas-y, c'est à toi.
La fanfare, c'est le plus beau bruit de la fête. À chaque fois ça me transporte »
« On nous arrête plus »
Pour Jean-Pierre Bertho, membre de la fanfare depuis toujours, cette journée « a remué beaucoup d'émotion ». « J'ai mis toutes mes tripes dans cette fanfare. On est tous des potes. Derrière tout ça, il y a surtout beaucoup d'amour. Pour tenir aussi longtemps, il en faut. Aujourd'hui on voit que la relève est assurée. C'est vraiment important » indique Jean-Pierre Bertho.
« Il n'y a pas vraiment de nostalgie. On ne s'est jamais perdu de vue. Cette fanfare, c'est beaucoup d'aventures et de souvenirs » explique Michel Cantal-Dupart. « Une fois lancé on nous arrête plus ! » Ils l'ont largement démontré...
Mathieu Gibet