Elie Baup nouvel entraîneur du FC Nantes !
Faut-il renouveler les bus « Nantes city tour » l'été prochain ?
Grilles « anti-SDF » : vos réactions
Racontez-nous vos concerts et spectacles !
Jours de fête
Les quizz de l'été
Concours : vos plus belles photos de vacances !
Webcam
Vos photos de Nantes
Naissances
Nantes demain
Baby-sitting



Hier, Ramiz Iseni a participé à la reconstitution du meurtre de Sophie Gravaud, 23 ans. Sa femme Bukuriga, 41 ans, mise en examen pour lui avoir fourni un alibi, n'était pas conviée à cette opération. : Photo Nathalie BourreauRamiz Iseni « n'explique pas » son geste mais « il raconte ». Désormais, il se montre « coopératif », selon son avocat rennais, Me Jérôme Stephan. Hier, le meurtrier présumé de Sophie Gravaud est revenu sur les lieux où il a reconnu avoir étranglé la jeune employée d'Atlantis, après l'avoir enlevée le 7 avril dernier, à la sortie de son travail.
Il est arrivé sous bonne garde, à 13 h, au niveau de la desserte de la départementale reliant Nantes à Pornic. Le convoi était encadré d'hommes du GIPN encagoulés. Le périmètre a été bouclé pour repousser les curieux à plus de 500 m. Un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé. Dans le ciel, un hélicoptère de la gendarmerie surveillait la zone, interdite à tout survol.
Les terribles gestes qui parlent
Une heure sur place : le juge d'instruction Frédéric Desaunettes a mené une reconstitution éclair. Elle n'a été orchestrée qu'à l'endroit de la découverte du corps de Sophie Gravaud. « Ramiz Iseni a coopéré, indique Me Jérôme Stephan. Cette reconstitution a conforté ses dernières déclarations. Il y avait certains gestes qui n'étaient pas précisément décrits par M. Iseni. De visu, sur place, c'est plus évident de se rendre compte. »
Derniers aveux
Lors de sa dernière confrontation avec le juge d'instruction, Ramiz Iseni avait levé les principales zones d'ombre qui subsistaient, admettant que tout s'était passé dans la voiture de Sophie Gravaud. Véhicule qu'il avait ensuite incendié, sans aucune aide extérieure, pour faire disparaître toutes les traces (PO du 6 décembre). La version colle enfin avec la certitude des enquêteurs. Longtemps, Ramiz Iseni avait soutenu qu'il avait contraint sa victime à monter dans son propre véhicule, une Golf blanche. Or, aucune trace de la présence de la jeune femme n'a jamais été retrouvée dans cette voiture-là.
Joueur invétéré
La veille de la mort de Sophie Gravaud, Ramiz Iseni, décrit comme « un joueur invétéré », avait de nouveau fait banqueroute au casino de Pornic.
Lorsqu'il croise Sophie Gravaud sur la zone Atlantis, il tente de lui voler son sac. Elle résiste, il la fait entrer de force dans son véhicule et la ligote. Plus tard, le réfugié bosniaque de 46 ans, arrivé en France en 1991, est identifié sur la bande de vidéosurveillance d'une station-service de l'agglomération nantaise, réglant le plein d'essence avec la carte bleue de la victime. Il a également effectué plusieurs retraits pour un montant total de 400 €, avant d'être interpellé près de Lyon le 10 avril.
Procès possible fin 2008, début 2009
La famille de Sophie Gravaud était avertie de cette reconstitution partielle. Mais elle n'avait pas le droit d'y assister. « Ce n'est pas plus mal parce que ça nous aurait complètement remués », indiquait hier Martine Bréger, la mère de la victime.
Ramiz Iseni est mis en examen pour « enlèvement et séquestration suivis de mort ». Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. « On est désormais à la fin de l'instruction du dossier, indique Me Jérôme Stephan. Le juge d'instruction devrait clore l'instruction très prochainement. Auquel cas le procès de Ramiz Iseni pourrait se tenir fin 2008 ou au plus tard, au premier trimestre 2009. »
Yan Gauchard