Édition du lundi 04 février 2008
Ricardo Faty a voulu frapper un grand coup
À trop vouloir bien faire, le néo-Nantais s'est loupé dans le tir au but. Sa seule faute de goût d'une entrée en scène plutôt réussie.
C'est le genre de coup de pied qui peut faire mal. Ricardo Faty semble heureusement avoir la tête bien faite et sur les épaules. Son échec dans l'exercice des tirs au but a jeté une ombre sur une entrée en scène par ailleurs très prometteuse. En un peu moins d'une heure de jeu, l'ex-cireur de banc du club rhénan de Leverkusen a fait montre d'un réel potentiel et il a donné à penser qu'il ne tarderait pas s'imposer dans l'entrejeu nantais.
« Et parce que je voulais montrer à mes équipiers qu'ils pouvaient compter sur moi, j'ai demandé à frapper le premier tir au but, raconte Ricardo Faty. J'étais en confiance. Je suis assez habile dans ce genre d'exercice. Je suis toujours partant. » Le joueur prêté par l'AS Roma se souviendra que son premier penalty nantais aura été son premier raté en tant que joueur professionnel.
« Je pensais peut-être trop à la qualification et trop à montrer l'exemple à mes nouveaux partenaires et je m'en veux vraiment. D'habitude, je croise toujours mes tirs au but. Et là, j'ai opté pour un tir sous la barre. Je me suis concentré sur cette transversale et j'ai raté. David (De Freitas) a parfaitement réussi ce que j'ai tenté. »
Une tentative et un échec qui doivent peut-être à la vidéo. « On a étudié la façon dont Regnault, le gardien sedanais, se comportait sur les tirs au but et ça m'a incité à changer ma façon de les tirer. » L'échec de Sekour est de nature à atténuer le sentiment de culpabilité du néo-Nantais. « N'empêche, je m'en veux », insiste Ricardo Faty.
Spectateur privilégié du match une heure durant et acteur plus qu'inspiré l'heure suivante, l'ex-joueur de Leverkusen veut voir dans la prestation nantaise des raisons d'espérer en de prochains jours meilleurs. « C'est vrai qu'on a été mieux que contre Le Havre. Mais il est vrai qu'on a fait un non- match ce soir-là. Si on montre le même état d'esprit à Brest (le lundi 11 février), on ramènera les trois points », pronostique le jeune frère de Jacques le Marseillais.
Ouest-France