Édition du samedi 02 juin 2007
Serge Dassault aurait dit non à la vente
Ce qui paraissait acquis la veille semble, aujourd'hui, improbable.
La vente qui était donnée pour acquise jeudi n'apparaît plus d'actualité vendredi. D'aucuns diront que ce sont les affaires. Tantôt elles vont, tantôt elles viennent. Entre rumeurs et démentis, entre certitudes et flous, la vie du FC Nantes Atlantique n'a, depuis longtemps, plus rien d'un long fleuve tranquille. Ce qui n'empêche pas son état-major actuel de travailler à la reconstruction d'une équipe, comme en témoignent les signatures consécutives du Lorientais Guillaume Moullec, du Manceau Olivier Thomas et de l'Amiénois David de Freitas.On a donc toutes les raisons de penser que ce dernier vendredi aura été une nouvelle date importante dans l'histoire du FC Nantes. Selon nos informations, le repreneur « de gros calibre », estampillé « société cotée au CAC 40 » (voir notre édition d'hier) candidate au rachat du FCNA (et à même de le faire vivre avec un train de vie très confortable) se serait vu signifier hier après-midi un non ferme et définitif de la part de Serge Dassault.L'Avionneur et ses plus proches collaborateurs auraient même finalement décidé de conserver le FC Nantes encore une saison, renvoyant dans le même temps tous les prétendants plus ou moins déclarés ou sérieux à leurs dossiers. Le Groupe Dassault aurait estimé que la vente dans la précipitation d'un club dont le déficit va tourner autour de dix millions d'euros et dont la valeur a sérieusement baissé ces dernières semaines avec la relégation en L2, n'était pas intéressante.« Chez Dassault, un sou est un sou. Par principe, il ne brade rien, même si le foot n'est vraiment pas sa tasse de thé » aime à répéter ce familier de Serge Dassault. Comme dans le même temps, le candidat au rachat avait exprimé le désir d'aller vite, mais n'était pas décidée pour autant à payer un prix exorbitant, Nantes risque de rester dans les mains de Rudi Roussillon, hier soir injoignable.C. D.
Ouest-France