Édition du mardi 18 mars 2008
Seul Tony Heurtebis a échappé à la médiocrité
Ligue 2. Gueugnon - Nantes (1-1). Les Canaris se contentent d'un match nul dans une rencontre aux allures de festival de mauvaises passes.
HEURTEBIS (7). Une claquette devant Vincent (33') et un plongeon sur une frappe de poussin de Marty (40') pour éviter la somnolence en première période. Un dégagement du poing assorti d'un ballon capté miraculeusement face à Barry (57'), une parade sur une reprise acrobatique de Marty et en prime une claquette sur un corner de Bernardet dans le temps additionnel. Pour résumer, du travail propre.
THOMAS (4). Michel Der Zakarian lui a donné un gage supplémentaire au coup d'envoi : jouer sans véritable relais dans le couloir droit. Par conséquent prudent mais appliqué dans le boulot défensif avant de collectionner fautes, approximations et marquage élastique sur Marty. Heureusement, Alex Dupont a eu le bon goût de sortir le seul Forgeron dangereux...
MAREVAL (4). Il a utilisé la largeur et la longueur sans calculer. Manquait la précision durant les 45 premières minutes. Scénario inverse après le repos où il n'a que trop peu dépassé la ligne médiane.
PIERRE (5). Capitaine, tour de contrôle mais pas relanceur ni impérial.
POULARD (4). Neutre. Ses grands ciseaux lui ont permis d'enlever un ballon chaud à Dos Reis (53').
FATY (4). Pointe du triangle défensif, l'ex-Romain n'a pas su mettre à profit la supériorité du milieu nantais en raison de relances hasardeuses ou de mauvais choix. Pas gêné par la mobilité de ses coéquipiers.
SHERENI (5). Le moins mauvais Nantais sur la pelouse. Présent à l'impact mais aussi à la conclusion d'un centre de Vainqueur (53'). Sa reprise du droit aurait mérité meilleur sort qu'une parade de Peiser. En revanche encore des ballons perdus.
VAINQUEUR (4). Première titularisation de la saison démarrée au petit trot. Son manque d'engagement a failli coûter cher à la 33'. À son crédit, un centre au second poteau pour Shereni (53'). Peu en rapport avec son potentiel. Remplacé par Moullec, ni bon, ni mauvais...
DOSSEVI (5). Une titularisation dans un rôle d'agent double : attaquant en phase offensive, milieu droit une fois le ballon perdu. Pas la partition qu'il affectionne le plus. A sauvé les apparences avec courage avant de céder sa place à Babovic. Le Serbe n'a pas confisqué le ballon mais n'a guère été heureux dans ses choix.
CAPOUE (4). Encore et toujours le même constat : percute, propose - du moins en est capable - mais ne finit pas ses actions.
DJORDJEVIC (5). Un peu de technique, de feintes, de déviations pour faire oublier que le football n'est pas que passe à l'adversaire... Le Serbe a bien joué le coup sur le penalty. Il a fait oublier son manque d'explosivité et de mobilité. Porté disparu après le repos. Aurait pu être à l'origine d'un second penalty évident pour les tribunes mais pas pour l'arbitre suite à une main de Mouyokolo (75').
Christophe DELACROIX.
Ouest-France