Nouvelles plaques d'immatriculation : fini le 44 !
Vélos en libre-service : vos impressions ?
Racontez-nous vos concerts et spectacles !
Les corrigés et les résultats du bac
Vos photos de Nantes
Naissances
Nantes demain
Les plus beaux graffitis de Nantes
Baby-sitting




Les Canaris du FC Nantes ont réussi leur pari de remonter en Ligue 1 après une saison passée en seconde division. Au terme d'un match nul contre Montpellier, le 25 avril. : Franck Dubray.L'an dernier, avec la descente des Canaris, le sport collectif nantais broyait du noir. Cette fois, il voit la vie en rose. Du moins pour l'instant. La vérité du jour n'est pas celle du lendemain : le cliché paraît éculé mais il n'est pas inutile de le rappeler. Les joueurs, les entraîneurs et leurs dirigeants devront confirmer au plus haut niveau.
Une question de budget
Football, handball et basket féminin. Trois sports professionnels, mais trois réalités bien différentes. Le foot demeure bien entendu le sport roi. Il suffit d'avancer les budgets escomptés par les clubs concernés pour la saison 2008-2009 : en clair, 40 millions d'euros au FCNantes ; 1,6 million au HBCN et 1, 250 au Nantes Rezé Basket. Un gouffre sépare les moyens des uns et des autres.
De même en ce qui concerne les salaires. En hand ou en basket, les rémunérations des joueurs pros sont équivalentes à ceux d'un cadre ou d'un cadre supérieur ; en football, on crève tous les plafonds pour planer dans une autre dimension. Celle des financiers et des industriels de haut vol.
Le football demeure très médiatique et populaire. Cette saison en Ligue 2, il y avait souvent 25 000 spectateurs ou plus dans les tribunes de la Beaujoire. Ils étaient dix fois moins à Mangin-Beaulieu pour fêter dans la liesse l'accession du HBCN. Et à Rezé, en attirant 1 000 personnes, les filles du basket ont « poussé » les murs du gymnase Dugast. Une salle à laquelle les supporters sont très attachés, mais qu'ils devront peut-être quittée car elle est exiguë. Quoi qu'il soit il va falloir aménager ou rénover les salles (y compris Mangin Beaulieu pour le hand et le Palais des sports pour le basket masculin à l'étage en dessous en Pro B.)
Enjeux
Dans ces trois sports, les enjeux varient. Au foot, les fidèles ont le net sentiment de regagner l'étage naturel. Pensez donc pendant 44 saisons consécutives ils y ont évolué. Alors forcément, ils se sont habitués. C'est peut-être pour ces raisons que l'on n'a pas senti une énorme fièvre pour saluer le retour en Ligue 1. Ce lundi soir, à l'occasion du dernier match de L2 à domicile face à Guingamp, les Nantais se lâcheront-ils ? Pas certain. Des animations, qualifiées de « légères » par le club, sont prévues.
Au hand ou au basket, on fête ce grand moment avec spontanéité et en famille. Là, la vraie crainte d'une grande partie du public est que le climat familial des soirées de championnat ne se dissolve dans le stress du plus haut niveau et de la pression médiatique. (Par exemple, les matches de hand sont télévisés sur Eurosport.)
Au foot, la polémique est déjà engagée. Les supporters ont critiqué la forte hausse annoncée des tarifs des abonnements. Ils seront bien entendu aussi très attentifs à la politique sportive du président Waldemar Kita. Et ils n'hésiteront pas, si nécessaire, à sortir des banderoles vindicatives. Il nous étonnerait que les familles du hand et du basket fassent de même. Mais sait-on jamais.
Philippe GAMBERT.
À suivre.
Dans le journal de mardi, retour sur le dernier match à domicile du FCN contre Guingamp.