Édition du dimanche 30 mars 2008
Stephen Drouin : « A Nantes, tout a changé... »
Arrivé à Troyes en 2005 dans le cadre d'un prêt du FC Nantes, Stephen Drouin a été ensuite transféré à l'ESTAC, avec lequel il est lié jusqu'en juin 2009.
14 fois titulaire et 3 fois remplaçant cette saison, le vainqueur de la Gambardella avec les Canaris en 2001 avait débuté sa carrière en pro avec le maillot nantais au stade de l'Aube, le 20 mai 2003. C'est aussi là qu'il marqua son unique but sous le maillot de l'équipe de France Espoirs, contre la République d'Irlande (1-0), le 8 octobre 2004. Sur le site Internet du club troyen, il a évoqué les retrouvailles avec le FCN. Extraits.
La venue du FC Nantes doit réveiller de bons souvenirs...
Bien entendu, puisque j'y ai effectué toute ma formation, depuis les rangs des poussins. Mes camarades de promotion s'appellent Faé, Toulalan, Rippert. Pourtant, je n'ai plus aucun contact là-bas. Tout a changé depuis...
Comment expliquez-vous le déclin du FC Nantes ?
Il tient essentiellement à la baisse de niveau de la formation. Auparavant, le FC Nantes formait la majorité de ses joueurs, ce qui assurait entre autre la qualité de jeu qui a fait sa réputation. Aujourd'hui, des 15 ans aux 18 ans, Nantes, à travers ses résultats, n'est plus aussi performant. Le club ne fait plus confiance à ses jeunes et a recruté plutôt des joueurs chevronnés pour remonter en Ligue 1. J'ai l'impression que cette équipe n'aura qu'une saison d'existence.
Racontez-nous votre vie dans l'Aube...
À partir du moment où je suis arrivé à l'Estac, je suis devenu entièrement troyen. Depuis, je peux vous dire que j'aime ce maillot et que je me sens bien dans ce club. Et puis, je vais prochainement nouer à Troyes des relations familiales, puisque je vais épouser une Troyenne, dès la fin de cette saison.
En attendant, il y a un match demain...
Ce sera dur pour nous. Nous avons l'obligation de gagner, pour garder cette marge d'avance, ou la faire prospérer. Maintenant, il n'y a plus à calculer. Nous sommes entrés dans la dernière ligne droite. Tout le monde doit se sentir concerné, surtout devant notre public. Nos supporters sont notre valeur ajoutée. C'est peut-être grâce à eux que se fera la différence...
Ouest-France