Édition du lundi 02 juillet 2007
Sur l'Île, l'éléphant marche et les fans suivent
Ils ne se trompent pas. Comme un seul homme, par dizaines de milliers, ils marchent vers l'éléphant. Récit d'un samedi fou et d'un dimanche joyeux.
18 h, samedi. Un interminable barrissement retentit, venu du fond des nefs. Le rideau se lève. Et soudain, vient la délivrance : l'éléphant apparaît, acclamé par des « ohhhh ! » d'étonnement. Et par un tonnerre d'applaudissements. Les Nantais, plus de 45 000 personnes, ont fait une fête pachydermique au jumbo nantais (lire Dimanche Ouest-France). Le regard émerveillé, celui de l'enfant, et du fan, s'est allumé. Et il n'est pas près de s'éteindre.« Vite, maman, l'éléphant il est là. » Thomas, bouclettes blondes, est pressé. Dès 10 h, dimanche, en famille, marmots au bras, les gens sont au rendez-vous. Monter sur l'éléphant ? Peu pourront assouvir cette envie. Car cette surprenante machine, plus vivante que nature et plutôt nonchalante, ne peut transporter que 45 personnes à la fois. Alors patience, leur tour viendra. « Ouah ! De là-haut, on a une chouette vue », explique un ado à une copine, à la fin de son voyage. Histoire de lui faire regretter de ne pas avoir embarqué.« J'ai un peu le vertige », confesse une jeune fille, qui (re) bise son chéri. La vue ? Elle est imprenable, juché sur la branche de l'Arbre aux hérons. Comme sur le dos de l'éléphant. Ces belvédères renouvellent la perception de la ville. « Regarde, on a l'impression que le Maillé-Brézé est très proche », s'exclame un grand-père. Très proches aussi le fleuve, les façades claires du quai de la Fosse et le pittoresque dôme de l'église Notre-Dame de Bon Port.La foule aussi dimancheUn petit poster souvenir de l'éléphant et les gens filent vers la Galerie des machines. Au milieu de monstres marins bien sympathiques : raie manta, luminaire des grands fonds, calamar géant... Un nouveau barrissement. Une balade de l'éléphant s'achève, à l'intérieur de nefs, belles et altières comme de flamboyantes cathédrales de métal. Un passage à la boutique souvenirs, où Babar est en vedette. 13 h déjà. À cette heure d'appétit aiguisé, le sandwich poulet du bar de la branche est goulûment apprécié. Les enfants ne veulent pas partir. « Maman, j'voudrais faire un tour de manège », insiste Léa. Cheval ailé, licorne, aile volante... le Manège d'Andréa attire irrésistiblement les petits. « Vous êtes là jusqu'à fin août ? Alors donnez-moi un carnet de tickets, on aura le temps de revenir », lance la maman apprivoisée à la dame de la caisse. Tandis qu'une bande de jeunes en goguette met le cap sur le Hangar à bananes. Ça tombe bien, l'éléphant, maintenant, est sur le chemin.Comme samedi, les gens se sont, dimanche, massés autour de lui, appareil photo en bandoulière. Encore une fois, la foule était au rendez-vous. 2 200 billets ont été vendus pour la Galerie et l'éléphant, soit la jauge maximale. « Nous avons pu faire 8 voyages avec l'éléphant. Nous sommes très contents de ce lancement », disent les organisateurs. De bon augure pour la suite... Ouvert tous les jours de 10 h à 20 h, sur le site des Chantiers, Prairie au Duc. Vente des billets, seulement sur place. Pas de réservation. Renseignements : tél. 0810 12 12 25 (azur, coût d'une communication locale).
Ouest-France