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Il n'est pas certain que le club de Gilles Fondin, ici en conversation avec Grigory Elensky, parviendra à se relever de ce véritable coup de massue. : ArchivesDu coup, voilà trois joueurs, Grigory Elensky, Dorian Quentel et Damien Provost au chômage et sans club, alors que la saison de Pro B a commencé mardi dernier. « J'ai du mal à réaliser, reconnaît le premier, qui a toujours affiché un attachement très profond à un club qui fut le premier à l'accueillir, alors qu'il était encore un jeune Israélien en devenir. Les autres clubs me savaient très attaché au TTC Nantes et ne me contactaient donc pas. Je connaissais ces problèmes financiers, mais je ne pensais pas que c'était grave à ce point. »
Malheureusement si. Le club affiche un déficit de 45 000 € et sa demande de subvention supplémentaire (135 000 €) à la Ville a été refusée. « Nous touchons 90 000 € cette saison, explique le président. C'est-à-dire le même montant que l'an passé, alors que nous avons désormais une équipe supplémentaire en Pro B, donc des charges plus importantes. Nous ne sommes pas considérés comme un club élite, ce qui nous garantirait 170 000 € de subvention. Et ce qui nous serait largement suffisant. »
Alors pourquoi le TTC Nantes, avec deux équipes en Pro B, ne figure pas dans cette liste de clubs « élite » ? « La Ville a établi cette liste en collaboration avec l'OMS en 2004, explique Marie-Françoise Clergeau, l'adjointe aux Sports à la Ville de Nantes. Nous la modifions tous les 4 ans, à chaque olympiade. En terme de subvention, le montant est égal au montant moyen qu'attribuent les villes des équipes engagées dans le championnat concerné, + 20 %. » Mais pour autant, l'accession de l'équipe féminine en Pro B, ne modifie-t-elle pas la donne ? « Si, répond l'élue nantaise. Mais la convention signée par les clubs prévoit qu'ils doivent déposer un budget prévisionnel au mois de mai pour nous permettre de revoir les montants. Le TTC Nantes ne nous a pas fourni ces éléments. Le dossier est arrivé sur mon bureau le 26 juillet sous la forme d'un appel au secours : une subvention pour couvrir le déficit, et une subvention supplémentaire. Nous n'avons jamais été informés de l'accession de l'équipe féminine en Pro B. Et si le TTCNA avait présenté un bon bilan financier, nous nous serions alignés sur les garçons (1). Le club a reçu une avance de 50 000 € sur décision du conseil municipal en juin, puis 13 000 € du conseil général. Cet argent a servi à éponger la dette. Nous ne suivons plus dans ces conditions... »
Ce retrait est un énorme coup de frein pour un club qui, par ailleurs, dispose d'autres équipes en Nationale et dont le travail de formation est reconnu pour sa qualité. S'en relèvera-t-il ?
Raphaël BONAMY (avec Q. L.).
(1) : dans la subvention de 91 230 € versée au TTC Nantes, 54 500 € sont consacrés à la Pro B masculine. 30 300 aux filles (soit quatre fois plus qu'en 2003 où 7 318 € leur étaient alloués).