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Les platines peuvent à nouveau chauffer dans trois boîtes de nuit qui viennent de retrouver une dérogation préfectorale. Deux autres établissements restent dans l'attente. : Marc RogerMotif : leurs dossiers étaient jugés incomplets par la préfecture ou des incidents avaient entaché la réputation d'établissements ayant « des problèmes d'exploitation ». En clair, des rixes, des états d'ivresse avancée, etc.
Très vite, les internautes ont ouvert une pétition pour protester contre ces fermetures qui réduisaient le terrain de jeu de la nuit. Dans le même temps, la plupart des patrons ont tenté de sauver leurs entreprises en répondant aux exigences de la préfecture. Et, de son côté, le Calysto a attaqué la légalité de la décision du préfet devant le tribunal administratif. La décision sera d'ailleurs connue aujourd'hui.
OK pour le SKS,Rafia et Moulin
On a appris hier que trois établissements qui ont rempli les conditions posées par la préfecture ont retrouvé leur dérogation. Il s'agit du Rafia et du SKS à Nantes et du Moulin de Plessé. « Ils pourront fermer à 5 h, indique la préfecture. L'autorisation est limitée à trois mois. Une durée pendant laquelle on va vérifier que tout se passe bien. » Un permis probatoire en d'autres termes. Il va falloir montrer patte blanche. Pas de bagarre, pas d'accidents sur les routes.
Face à la pression, les patrons fatiguent. « Je suis resté fermé pendant 15 jours pendant les vacances, explique le responsable du Moulin de Plessé. La perte est énorme ! ».
A Clisson, on attend
Comment a-t-il obtenu sa précieuse dérogation ? « J'ai renvoyé des documents à la préfecture. Le nouveau maire a émis un avis favorable et j'ai prouvé que mes deux navettes pour raccompagner les clients chez eux étaient utilisées. J'ai pu rouvrir le week-end dernier, mais j'ai eu personne. »
Deux autres dossiers sont au stade du « réexamen ». Le Calysto se serait vu proposer une nouvelle dérogation. « Nous attendons de connaître leurs observations », explique la préfecture. Enfin, le Looksor de Clisson va aussi voir son dossier repasser en commission. « La balle est dans leur camp, indique la préfecture. Des actions de prévention doivent être mises en place dans cet établissement. » Dans ce cas précis, un mauvais rapport de police joue contre l'établissement.
Thomas Franck, le patron, ne comprend pas. « J'ai installé des caméras, embauché un maître-chien, installé un détecteur de métaux, organisé un système de capitaine de soirée. Et j'allais lancer un car pour ramener les clients. Que faire de plus ? » Jamais de bagarres ? « Oui, il y en a, mais comme toutes les autres boîtes. Je refuse en moyenne entre 40 et 50 personnes chaque soir car elles sont éméchées ». Le Looksor attend une nouvelle décision de la préfecture fin mai : « Je suis fermé depuis le 4 avril. Vingt personnes travaillent ici, dont trois à temps complet : on fait comment ? D'autant que juin, juillet août, pour une boîte comme la mienne, c'est la basse saison, les gens vont sur la côte. »
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