La semaine prochaine, cela fera tout juste cinquante ans que le pont transbordeur a été démoli. Installé à l'emplacement du pont Anne de Bretagne, il a été durant la première moitié du XX
e siècle un élément incontournable de l'image de Nantes. Un symbole mais aussi un moyen de franchissement de la Loire auquel les Nantais ont été très attachés.
Aujourd'hui, l'architecte nantais Paul Poirier a décidé d'exposer ses idées de construction d'un nouveau pont transbordeur franchissant le bras de la Madeleine avec quelques Nantais qui l'ont rejoint.
« C'est un projet transversal, consensuel et surtout pas politique. Il serait torpillé d'avance. Il concerne tous les Nantais. C'est un projet d'envergure pour contribuer à réconcilier Nantes avec son fleuve. » explique-t-il ajoutant :
« Cette démarche s'inscrit dans la logique de démocratie locale de la ville souhaitée par Jean-Marc Ayrault qui avait incité les citoyens à apporter leurs projets ».
Circulation doucePour porter ce concept du XXI
e siècle, Paul Poirier a créé avec l'historien Jacques Sigot et Arnaud Biette, économiste et spécialiste du patrimoine industriel, l'association des Transbordés. Pas question de proposer un projet déjà dessiné, ni de préciser une implantation, même si celle-ci doit s'intégrer dans le plan de déplacement urbain (PLU). Car il s'agit d'offrir une circulation douce, aux piétons, vélos et éventuellement à un véhicule de transport en commun.

Un symbole fort« Le symbole de ce pont en entrée de ville, qui fait passer d'une rive à l'autre, sera très fort. Il ne faut pas ignorer aussi l'impact touristique. Nous sommes des passeurs » s'enthousiasme Paul Poirier qui espère bien rallier à sa cause le plus grand nombre possible, au-delà des clivages politiques.
L'entreprise Arnodin qui a construit le pont transbordeur de Nantes a été contactée et s'est déclarée très intéressée, même s'il ne s'agira pas d'une reconstruction à l'identique. L'équipe réunie autour de Paul Poirier estime dans un premier temps qu'il est trop tôt pour avancer des prix mais la première estimation du coût de construction avoisine les 15M€.
Ce concept est loin d'être utopique. Mais il sera difficile de l'engager sans une véritable volonté politique. Paul Poirier compte bien, à terme, mobiliser le plus grand nombre.
Eric CabanasContacts :
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