Dossier

Alstom / Pelloutier

Dossier connexe

Blouse blanche et gants en latex, à l'oeuvre dans le labo Biofortis.
Blouse blanche et gants en latex, à l'oeuvre dans le labo Biofortis.
Édition du mardi 19 septembre 2006

Un pôle bio-tech sur l'île de Nantes

Comment deviner que sur l'Île de Nantes, cet ex-entrepôt abrite un laboratoire high-tech, théâtre d'analyses biologiques « très pointues » ?

Installée, depuis mai dernier, dans la halle 13 de l'ancien site Alstom, Biofortis est ce qu'on appelle un centre de gestion des essais cliniques. Cette entreprise nantaise, créée il y a bientôt cinq ans, a pour principale activité les essais cliniques en nutrition humaine. « Certains industriels de l'agroalimentaire basent leur marketing sur les vertus de leur produit pour la santé ou le métabolisme. Les produits minceurs par exemple. Nous leur proposons d'obtenir les preuves scientifiques des bienfaits nutritionnels de leurs aliments, ingrédients et compléments alimentaires », explique Murielle Cazaubiel, gérante de Biofortis. Les « produits miracles » sont consommés par des volontaires qui vont, ensuite, être soumis à des analyses.

Le centre fait aussi de la recherche. « Dans le cadre d'essais cliniques pharmaceutiques, pour développer certains médicaments, des laboratoires nous demandent d'effectuer des analyses sur le métabolisme. Car nous sommes spécialisés dans ce domaine. »

Avec 13 salariés, dont 3 embauchés cette année, et un chiffre d'affaires de 710 000 € pour 2005, Biofortis est une affaire qui roule. « On espère atteindre le million d'euros en 2006 », se réjouit la gérante.

Courant octobre, l'entreprise sera rejointe, dans la halle 13, par la société Atlangêne-application, spécialisée dans l'analyse génétique des aliments. En décembre, TC-Land, un laboratoire spécialisé dans le traitement des rejets de greffe, investira à son tour ces locaux de la communauté urbaine.

Le regroupement de ces trois entreprises de biotechnologies sur un même site correspond à une volonté politique de rendre visible le dynamisme régional en terme de recherche. « Pour nous, la création de ce pôle biotechnologique a le double avantage de créer une émulation dans la recherche, et de renvoyer une image sérieuse et cohérente aux clients », conclut Murielle Cazaubiel.

Benjamin SEZE.

Ouest-France

Les autres titres

maville.com Tous les flux RSS d'actualités