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 Les Machines de l'île

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L'arbre aux hérons

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Édition du samedi 26 mai 2007

Une branche d'arbre en acier devant les nefs

Une branche en acier de l'arbre aux hérons pousse sur l'île de Nantes, face aux nefs Dubigeon. La galerie des machines se prépare.

La branche de l'arbre aux hérons a poussé d'un seul coup, devant les nefs Dubigeon. Sur l'île de Nantes, les passants restent médusés devant ce bras articulé pesant quelque 14 tonnes d'acier, bardé de bois, posé sur le sol. Qu'a-t-on encore bien pu inventer ? Quinze jours que cette nouvelle machine a fait son apparition là où jadis, on construisait des bateaux.

« C'est un prototype d'une branche du futur arbre aux oiseaux prévu pour 2011 », expliquent François Delarozière et Pierre Orefice, auteurs du projet des machines de l'île. À partir du 30 juin, le public pourra découvrir l'éléphant de 12 mètres de haut, qui déambulera dans les rues de l'île. Mais ce ne sera pas la seule attraction.

Dans les anciennes nefs des chantiers, se cachent les machines imaginées par les deux complices venus de Royal de Luxe et de Manaus. Difficile d'en savoir plus pour l'instant. Les visiteurs descendront sur cette branche de 20 mètres de long et autant de large pour sortir de la galerie des machines. Une sorte de passerelle, en somme.

Plantes du monde entier

Sur cette branche pousseront des plantes autotrophes, résistantes au froid. Des végétaux qui se passent d'engrais, de pesticide et se contentent de peu de terre. « On essaie de recréer un écosystème propre à l'arbre. On a choisi des graines dans les jardins des plantes du monde entier et on les a mises en culture depuis trois ans », explique François Delarozière, qui a été conseillé par Claude Figureau, directeur du jardin des plantes. La branche sera arrosée par des mèches à partir de l'eau de pluie récupérée.

La réalisation de ce prototype a ému ses créateurs. « Une seule branche va au-delà de ce qu'on avait imaginé. On se sent dépassé par l'échelle de l'arbre, c'est bon signe », assure François Delarozière.

À l'intérieur des nefs, engins de chantier et ouvriers sont en action pour les aménager. L'équipe d'architectes de Construire, Patrick Bouchain, Christophe Theilmann, Nicole Condorcet ont imaginé une structure entièrement en bois, habillant ainsi des arcades métalliques un peu froides. C'est dans ces nefs que se trouveront l'embarcadère de l'éléphant, la galerie des machines et l'atelier des constructeurs.

Début des festivités, le 30 juin avec le lancement de l'éléphant et des machines. La visite de la galerie des machines coûtera 6 € aux visiteurs (4,50 € tarif réduit), tout comme la balade à dos d'éléphant.

Vanessa RIPOCHE.

Ouest-France

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