La saison 2008-2009 du FC Nantes| J | Pts | ||
| 1 | Lyon | 8 | 19 |
| 2 | Toulouse | 8 | 17 |
| 3 | Marseille | 8 | 16 |
| 4 | Le Mans | 8 | 14 |
| 5 | Bordeaux | 8 | 14 |
| 6 | Lille | 8 | 14 |
| 7 | Rennes | 8 | 13 |
| 8 | Grenoble | 8 | 13 |
| 9 | Caen | 8 | 11 |
| 10 | Nice | 8 | 11 |
| 11 | PSG | 8 | 11 |
| 12 | Auxerre | 8 | 10 |
| 13 | Saint-Etienne | 8 | 10 |
| 14 | Monaco | 8 | 9 |
| 15 | Nancy | 8 | 8 |
| 16 | Valenciennes | 8 | 7 |
| 17 | Nantes | 8 | 7 |
| 18 | Lorient | 8 | 6 |
| 19 | Sochaux | 8 | 4 |
| 20 | Le Havre | 8 | 4 |
Après un rapide intermède de deux mois à Dubaï, auquel il mit fin pour raisons familiales, puis un passage sur le banc de la Roche sur Yon (CFA 2) Vincent Rautureau répondit à l'appel de Laurent Guyot pour intégrer la cellule recrutement « jeunes » du FC Nantes. Lui qui fréquentait assidûment les travées de Saupin pour soutenir les Canaris « de Betrand-Demanes et Amisse » ne masque pas sa joie de porter le survêtement orné du blason du FC Nantes.
Première séance hier
En début de saison, Christian Larièpe, qu'il a rencontré lors d'un stage de recyclage de formateurs, puis à Saint-Étienne, lui a demandé de superviser des joueurs pour le compte du club. Ses pérégrinations l'ont conduit en République Tchèque ou au Portugal. « J'envoie mon rapport à Christian. J'essaie de lui donner un pedigree du joueur supervisé et d'établir un comparatif avec un élément qui est au club. » Depuis hier, Vincent Rautureau n'est plus seulement un oeil du FC Nantes. C'est aussi un entraîneur qui a pour mission de couver les jeunes pros nantais, ceux qui composent en quelque sorte le groupe de post-formation.
Hier après midi, sous un soleil hivernal, il avait ainsi neuf joueurs sous sa coupe : De William Vainqueur à Stefan Babovic en passant par Ricardo Faty ou Kevin Das Neves, tous ont eu droit à une séance de rab sur le terrain principal, ou ce qui en fait office, de la Jonelière. « Je conçois mes séances en fonction des desiderata du staff technique. » Au programme, des petits ateliers techniques, des renversements de jeu, des centres et un travail devant le but peu concluant au demeurant, les participants, à l'inverse du « professeur » ne faisant pas preuve d'un enthousiasme débordant.
Des repas avec Sir Alex
À 38 ans, Vincent Rautureau n'a pas pris ombrage de cette apparente désinvolture. Il faut bien que jeunesse se passe. « On est dans le registre de la post formation. C'est répétitif, certes, mais on doit travailler les gammes avec une grande rigueur. Les jeunes pros en ont besoin et le staff n'a pas trop le temps de s'attarder là-dessus. Il y a aussi la face cachée, l'hygiène de vie, la sensibilisation aux étirements etc...Qu'ils m'aiment ou pas, ce qui compte, c'est l'efficacité. » Allusion au comportement irritable de Kévin Das Neves qui a rejoint prématurément le vestiaire, visiblement agacé par « l'acharnement » de son coach « particulier ».
Le technicien nantais en a vu d'autres. Sir Alex Ferguson lui a ainsi ouvert les portes du centre d'entraînement de Manchester United, en janvier 2005, pour un stage d'une semaine dans le cadre du DEPF (Diplôme d'Entraîneur Professionnel de Football). Un privilège pour un entraîneur. Une leçon aussi pour le formateur qui, non content de partager ses repas avec Sir Alex, a pu apprécier la simplicité des « stars » mancuniennes, Ryan Giggs jouant notamment aux échecs avec un jeune « Red Devil » de 15 ans. Ou, plus terre à terre, Wayne Rooney et Christiano Ronaldo s'échangeant des passes et répétant leurs gammes pendant vingt minutes « sans broncher ». Mais Carlington n'est pas la Jonelière.
Loïc FOLLIOT.