Julien Bontemps vice-champion olympique : vos réactions !
Que pensez-vous de la saison du FC Nantes ?
Circulation : c'est mieux l'été ?
Nouvelles plaques d'immatriculation : fini le 44 !
Vélos en libre-service : vos impressions ?
Racontez-nous vos concerts et spectacles !
ABC des Loisirs
Les quizz de l'été
Concours : vos plus belles photos de vacances !
Webcam
Vos photos de Nantes
Naissances
Nantes demain
Baby-sitting



Waldemar Kita, qui surveille de près Michel Der Zakarian, regarde droit devant. En route vers la Ligue 1 ! : Photo Pierre Minier/Ouest Médias« Il est positif, du fait notamment de la montée en L1. Il n'empêche : il reste encore beaucoup de travail. »
Quelle est votre plus grande fierté ?
« On a organisé un groupe de travail, avec une dizaine de cadres supérieurs. Je suis content d'avoir créé une osmose entre anciens et nouveaux. On a bien travaillé. Tous les sujets entrepris ont réussi. Tout le folklore (bus, TV...), comme on avait tendance à me le dire, paie aujourd'hui (rire) ! »
Quel est le prochain chantier ?
« Continuer le travail entrepris. Le centre de formation est très important. Bien encadrer l'équipe pro est aussi essentiel. Pour ça, on va construire un restaurant à la Jonelière. On va essayer d'instaurer un climat convivial. La table, ça fait changer les idées. »
«Je ne cherche pas de compliments »
A contrario, existe-t-il des choses que vous considérez comme négatives, du style le départ de Norbert...
« Norbert, c'est une grosse déception. Je trouve scandaleux la façon dont il s'est comporté. Il m'a presque fait du chantage à certains moments, tel que : « Si vous ne me laissez pas partir, je vais mettre la zizanie. » Et il est parti avec l'argent (cf. dernière année de contrat). »
Les aléas concernant le duo Capoue-Bagayoko sont oubliés ou non ?
« Je me suis expliqué avec le joueur. Je vois que Capoue est rentré dans le rang. J'espère qu'il en est de même pour Bagayoko. D'autres choses n'étaient pas bien faites mais je n'ai pas envie de les exprimer en public. C'est la vie. Tout n'est pas bleu et rose. »
À votre arrivée, régnait une certaine méfiance autour de vous. Avez-vous conscience que votre image a changé ?
« Les gens voient que tout ce que j'ai dit, je l'ai fait. Seule la réalité de la vie et les résultats comptent. Les gens en externe (la mairie, les médias, les sponsors...) voient qu'il y a quelqu'un qui essaie de construire quelque chose, donc, « on » le suit. La confiance est là. On est en train de faire de bonnes choses.
On essaie de se bouger (loges au stade...), d'innover. Pour autant, je ne cherche pas de compliments. »
On a l'impression que vous gérez le club comme le fait Jean-Michel Aulas. Admirez-vous le président lyonnais ?
« Je respecte les gens mais je n'ai aucune admiration pour personne.
Il a fait du bon boulot. Aujourd'hui, il est en avance. Mais, demain, on verra comment ça se passe. »
Quel type de relation entretenez-vous avec l'ensemble de vos homologues ?
« Correcte. Sans problème. Tout se passe bien. Ce sont des gens très dévoués. Ce n'est pas évident d'être dans ce milieu. Je comprends, parfois, qu'ils puissent en avoir ras-le-bol. Ça ne m'est pas encore arrivé (sourire)... »
« Je suis optimiste »
Avez qui vous entendez-vous le mieux ?
« J'ai un bon contact avec les présidents de Strasbourg, Toulouse, Lens aussi, Clermont-Ferrand... Ce sont des chefs d'entreprise. On a à peu près la même vision. »
Comment vous êtes-vous fondu dans ce milieu ?
« Très discrètement. J'ai déjà lancé deux ou trois idées. Ce n'est pas forcément bien car elles sont nouvelles (sourire). Il faut qu'elles mûrissent... Si, à terme, j'ai l'occasion de les exprimer, tant mieux. Mais ma principale préoccupation, c'est le club. Le reste est secondaire. »
Évoquons quelques points d'actualité. Le seul point « négatif » de l'intersaison provient du nombre d'abonnés...
« Si l'on veut. Le public a été déçu par rapport à certaines promesses et un ensemble de choses... Moi, je n'ai pas fait de promesses. Mais un plan. Que je respecte. Maintenant, c'est aux cadres, sportifs ou autres, de faire leur boulot. À eux de jouer et de montrer qu'ils sont à la hauteur. Je serai plus dur et plus exigeant avec eux cette saison. Ensuite, on verra. Les gens viendront quand on sera bons. En tout cas, je donne tous les moyens pour que ça marche. »
Côté recrutement, êtes-vous satisfait ?
« Oui, bien sûr. C'est celui que je voulais. On va voir si la pâte va prendre. Je suis optimiste. Les recrues veulent réussir. »
Qu'avez-vous appris de cette période si souvent délicate ?
« C'est tout un esprit. Avec une mentalité particulière. Pas évident à gérer.
Heureusement, je sais discuter avec les gens.
Tout en étant humain, je suis aussi exigeant. Je donne mais je demande. »
Qui doit encore quitter le navire ?
« On aimerait faire partir entre quatre et cinq joueurs.
L'an passé, ça s'est très bien passé, avec un bon groupe. En montant, il a marqué une page de l'histoire de Nantes.
J'en ai ras-le-bol d'entendre M. Gravelaine dire que c'est grâce à lui que Nantes est monté ! »
« Der Zakarian ? C'est vous qui lui mettez la pression »
Au sujet de M. Der Zakarian, n'avez-vous pas le sentiment de lui mettre la pression ?
« Je ne comprends pas. Ce n'est pas moi qui mets la pression mais vous (les médias) ! J'ai discuté avec lui. Il est normal qu'on définisse certaines tâches ou fonctions. »
Il a quand même une obligation de résultats...
« Mais c'est le cas de n'importe quel salarié. Moi aussi... C'est un métier (entraîneur) où il faut la maîtriser sinon il faut faire autre chose. »
Mais vous avez bien déclaré que si l'équipe débutait mal, il risquait...
« (il coupe) Je n'ai jamais dit ça. J'ai simplement dit : « On recommence tout à zéro. » On oublie tout ce qui s'est passé. On est en L1. On n'a pas peur. »
Et si, par malheur, Nantes ne totalisait aucun succès après trois journées. Que se passera-t-il ?
« Écoutez, on verra bien à ce moment-là. Pour le moment, je ne veux pas imaginer ça. On s'aperçoit qu'on se sépare de certains entraîneurs qui gagnent. Alain Perrin est sur le marché ? Que voulez-vous que je fasse ! Je ne vais pas prendre tous les entraîneurs sur le marché... »
Vous n'avez donc contacté aucun entraîneur pour la saison à venir...
« Sûrement pas ! Il faut que ce soit clair. Ce serait une « connerie » ! »
« Ce club valait zéro »
Avez-vous fixé un objectif précis à l'équipe ?
« C'est très simple, remporter tous les matches et ne pas descendre. Même si on sait bien qu'on ne gagnera pas tout. Ce qui me ferait plaisir ? Je vous le dirai en janvier-février. Il ne faut pas oublier ce qu'était Nantes il y a un an. N'oubliez pas ce que le club a vécu depuis 2001. Si on se voit déjà trop beau ou très fort, on se trompe. »
Combien de temps allez-vous rester au FCN ?
« Je ne me pose pas cette question. Je travaille. Je vais tout faire pour réussir et construire quelque chose de solide. Et lorsque je verrai que tout se passe bien, peut-être vais-je rester à la maison. Si ce n'est pas le cas, pourquoi voulez-vous que j'aille au suicide collectif ? J'ai toujours dit que lorsque des gens sont meilleurs que moi, eh bien, il faut qu'ils prennent ma place. »
En aucun cas, vous ne pensez à revendre le club ?
« Ah, aujourd'hui, ce n'est pas du tout dans mon esprit ! Je ne comprends pas votre question. Si ç'a été une bonne affaire de l'acquérir ? Je l'ai acheté trop cher pour ce que c'était, ça, c'est sûr. Pour moi, ce club valait zéro. »
Qui plus est, en ouvrant les tiroirs, vous avez découvert de multiples casseroles...
« Exact. C'est pourquoi je mets mon nez partout. Attention, que ce soit clair, Dassault n'est pas fautif ! Il mettait de l'argent mais, malheureusement, il était encadré d'incompétents... »
Recueilli par Jean-Yves Queignec