Les carreleurs font le joint. Les Carreleurs américains (vous savez, ces quinze « linutes » de slow dans les boums où les filles invitent les garçons) ont fait leur effet dans le hall du Zénith où ils faisaient le « joint » entre deux prestations de famille. Les Carreleurs, kezaco ? Une fanfar'hard rock déjantée en bleu de travail qui reprend du Deep purple, Téléphone ou Scorpions aux cuivres. À elle toute seule, c'est la fanfare des familles, émanation toute récente de la fanfare d'archi.Manou fait sa speakerine. Manou, le chanteur d'Elmer Food Beat, a assuré les transitions entre les familles. Il a ainsi successivement endossé le rôle de Carl Le brun, du technicien du spectacle ou encore de l'attaché de presse de Tri Yann ou des Squeelers, une certaine Patricia Leglia (toute coïncidence n'est pas fortuite) qui «va vendre partout ces artistes nantais vivants, présents ce soir, dans cette grande MJC que l'on doit à Nantes métropole». Les fumeurs font la ronde. Glauque : entre deux sets, les fumeurs se concentrent devant une porte, entre les hautes palissades type barbelés et sous les projecteurs à la lumière blanche. Mais un bon indice pour mesurer la jauge du public en intérieur. La Jam fait la part des choses. « On est heureux d'être au Zénith mais notre quotidien, ce n'est pas le Zénith. Demain ce ne sera plus qu'un rêve, lance le chanteur de la Jam qui dédicace son dernier morceau collectif « aux petits festivals, aux cafés concerts et à la culture alternative qui est en train de crever en France et à Nantes». Lui font écho les tracts de la toute récente liste CultureS qui se présentera aux municipales. Pour la liste qui milite pour les lieux alternatifs, le Zénith est aussi un bon lieu de diffusion...