L'association Aéroscope, qui réunit des fondus d'aéronautique, va devoir trouver un autre lieu pour ses aéronefs. : Archives Presse-OceanL'association du même nom travaille déjà sur ce projet, notamment en restaurant des aéronefs et organisant des expositions lors des Journées du patrimoine. Activités qu'elle mène sur le terrain en question, en bordure de l'aéroport.
Mais l'initiative vient de connaître un nouveau coup dur. Dans un courrier daté du 9 janvier dernier, le propriétaire, soit le ministère de la Défense, a indiqué qu'il ne renouvellera pas l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) du terrain. La décision signifie qu'Aéroscope « doit prendre toutes les dispositions nécessaires » pour entreposer ses aéronefs ailleurs.
Un hangar « pas si délabré »
Cette nouvelle mesure est expliquée par « l'état de vétusté » et « les risques » que présente un hangar « demi-tonneau » qui se trouve sur le site et à proximité duquel sont stationnés des avions d'époque. Pour les mêmes raisons, l'association avait d'ailleurs dû quitter le bâtiment, qu'elle a occupé un temps.
Cet énième rebondissement dans l'« affaire Aéroscope » suscite la colère de la municipalité bouguenaisienne, qui défend ce projet depuis ses débuts avec l'appui d'Airbus, de la Chambre de commerce et d'industrie, de Nantes Métropole et du Conseil général.
Michèle Gressus, maire de Bouguenais, et Françoise Verchère, ancien maire et initiatrice du projet, affirment que le dit hangar « n'est pas si délabré » et s'étonnent de la gestion de ce dossier. À commencer par ce dernier courrier qui a été posté début janvier 2008 et date le retrait l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) « à compter du 1er septembre 2007 ».
Dossier « kafkaïen »
Et le maire de rappeler la tournure « kafkaïenne » prise par le sujet au fil des années. « Lorsque nous avons voulu acheter le terrain, l'Armée de l'air nous a dit de s'adresser à la Direction générale de l'armement. Puis on nous a dirigés vers la Direction de l'aviation civile... Tout le monde se refile le bébé ».
Pourquoi ? « Sans doute parce que le terrain (qui fut une base aérienne) comporte des bombes de la Seconde Guerre mondiale enfouies et doit être dépollué », poursuit l'élue. Opération normalement à la charge du vendeur, donc de l'État. « Mais nous le répétons, nous sommes prêts à acheter le terrain tel quel. De plus, l'activité que nous y prévoyons rentre dans les contraintes qu'impose cette « pollution pyrotechnique », poursuit celle qui « demande simplement qu'une rencontre entre toutes les parties soit organisée pour trouver une solution ».
Etienne Mvé-Le Gall

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