FC Nantes Larièpe : « Pas persuadé qu'il faille un remaniement »
Christian Larièpe, le directeur technique, veut s'attacher cet été les services de quatre ou cinq cadres, pourvus en prime d'une bonne hygiène de vie. : Photo Pierre Minier/Ouest Médias
À deux mois de la fin du championnat, Christian Larièpe aborde la prochaine intersaison. Le directeur technique, qui table sur l'arrivée de quatre ou cinq cadres, estime qu'il n'est pas nécessaire de bouleverser l'effectif actuel.
Vous disposez de 28 éléments sous contrat (*), plus 8 joueurs prêtés. Ça fait beaucoup, non ?
« Étant obligé de faire signer les joueurs pros le plus tôt possible, c'est vrai, ça fait beaucoup.
C'est pour cela que j'ai absolument voulu mettre en place un groupe de post-formation pour donner, justement, à certains (qui jouent moins) la possibilité de travailler un peu plus. En sachant qu'ils ne sont pas sacrifiés par rapport au groupe professionnel.
Ce qu'on met en place. Ça fonctionne. C'est intéressant. »
Comment percevez-vous ce prochain exercice ?
« Il faudra qu'on ait un effectif assez important.
Outre des retours, il y aura forcément de nouveau des prêts. Il faut arriver à trouver un équilibre, avec 24-25 joueurs environ (sans les gardiens). »
« 4-5 cadres pour accompagner »
Que comptez-vous faire, justement, des joueurs prêtés ?
« Il faut distinguer deux formes de prêt.
Tout d'abord, il est évident que Pieroni, Cubilier, Cetto et Wilhelmson ne reviendront pas. Ensuite, concernant Ca, Keserü, Andriatsima et El Mourabet, on suit leurs performances au quotidien.
Si on les a prolongés, c'est qu'on croît en eux. Que va-t-on faire exactement ? Je ne le sais pas à cette heure. »
Au sujet de la première catégorie, n'avez-vous pas peur qu'ils vous en restent sur les bras ?
« Non. Pour Cetto, si ce n'est pas Toulouse, il sera convoité.
C'est sûr, on peut toujours avoir peur qu'il nous en reste sur les bras. Peut-être de nouveaux prêts auront-ils lieu (pour les contrats plus longs).
Peut-être en laissera-t-on libres certains qui trouveront acquéreurs. Même si ce ne sera pas toujours facile, on trouvera des solutions. »
Pour les autres, quels retours avez-vous ?
« Ils sont plutôt positifs. T
out le monde joue. Vincent (Rautureau) ou moi, on les a tous vus.
Le seul qu'on n'a pas encore suivi et qui va être supervisé ce week-end, c'est El Mourabet à Laval. »
Pour la saison prochaine, vous allez devoir recruter des cadres...
« C'est vrai, il nous en faudra pour accompagner le groupe actuel. Avec les jeunes qu'on a pris, et les prêtés, on va surtout s'orienter vers cette catégorie. »
« Des informations sur le(s) joueur(s) au-delà du terrain »
Le chiffre de 4-5 n'est pas farfelu ?
« Non. Ce devrait être de cet ordre. »
Êtes-vous bien avancé sur vos pistes de recrutement ?
« On fait le travail. On supervise. On récolte le maximum d'informations sur différents joueurs. Au-delà du terrain aussi.
« Pour l'heure, on n'est entré en contact avec personne. Ni clubs, ni joueurs. On a déjà le respect de notre groupe actuel. L'idée que j'avais de lui il y a quatre mois n'est désormais plus la même. Il y a des évolutions. Des garçons sont en train de se révéler petit à petit. Ce sont de bonnes surprises.
« À mon arrivée, on a dit : « Si vous montez, il vous faudra presque prendre une équipe au complet. » Aujourd'hui, je n'en suis pas sûr. »
Un mot à ajouter ?
« Je le répète, je ne suis pas persuadé qu'il faille un remaniement d'effectif aussi important qu'on a bien pu nous le dire. Maintenant, il va falloir qu'on fasse un groupe de combattants, de gens concernés et motivés pour - si on a la chance de monter - bien figurer en L1. C'est un comportement de tous les jours que j'observe. À travers la valeur du joueur, certes, mais aussi de son comportement individuel, extra-sportif... »
Recueilli par Jean-Yves Queignec
(*) Paulin Voavy et Christian Bekamenga, toujours pas arrivé au FCN, bénéficient du statut professionnel.
Presse-Océan