Football : Georges Gacon rejoint la maison jaune
Georges Gacon, ici aux côtés de Taiwo et Bonnart, sous les couleurs de l'Olympique de Marseille, sera le nouveau préparateur physique du FC Nantes. : Archives O.F.
FC Nantes. Roger Propos était attendu sur les bords de l'Erdre, mais c'est finalement Georges Gacon, qui intègre le staff nantais.
Jonelière et Canebière entendaient depuis quelques semaines le même son de cloche. L'arrivée de Roger Propos, résident marseillais, ancien préparateur physique de l'OM, Fulham et plus récemment de la sélection marocaine, au sein de la maison jaune. Le navire nantais a certes fait escale dans la cité phocéenne, mais pas pour le même poisson. « Nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord sur certains détails avec Roger Propos », explique Christian Larièpe, qui a donc dirigél'hameçon en direction de la commanderie. Et dans l'antre de l'Olympique marseillais, le recruteur nantais a trouvé une âme bien seule, venant tout juste de résilier son contrat : Georges Gacon.
Sous l'emblème phocéen depuis juin 2004, Georges Gacon ne faisait plus vraiment l'unanimité aux yeux d'Éric Guérets. « Nous n'étions pas en froid, explique le préparateur physique, Éric Guérets a simplement des idées bien arrêtées, qui ne sont pas forcément les miennes. » Mais aux idées l'Olympique de Marseille joint les actes et annonce, au début du mois de juin, la création d'une cellule médico-sportive. Christophe Baudot, médecin du club, en prend la responsabilité et Christophe Manouvrier, préparateur physique en provenance d'Amiens, vient garnir les rangs phocéens. Le message est clair, Georges Gacon n'est plus l'homme fort du staff marseillais.
Le père du 30-30
Il est pourtant une pointure dans son domaine. « C'est une entité en France, commente Christian Larièpe, je suis vraiment content qu'il vienne. Il a toujours fait du bon travail et il continuera chez nous. » Mais cette carrière dans le football n'est que la partie immergée de son iceberg. Avant le PSG, Rennes, Bastia et l'OM, Georges Gacon a eu une autre vie, une autre aventure. Une histoire d'amour avec l'athlétisme. Le natif de Toulouse a même été entraîneur national du demi-fond en 1991. Sous sa garde, la génération Annette Sergent et Marie-Pierre Duros, respectivement championnes du monde de cross et du 3 000 m cette année-là.
Et puisqu'il faut remonter quelques décennies en arrière pour le découvrir un peu plus, il y a aussi 1978 et le test Gacon. Une méthode d'entraînement qu'il a breveté, aujourd'hui toujours reconnu, mais loin d'être son seul fait d'arme. Georges Gacon s'attribue en effet la paternité du « 30-30 », incontournable exercice de (souffrance) préparation des sportifs.
Lundi prochain, date de reprise des Canaris, c'est donc lui qui remplacera Stéphane Morin. L'ancien Marseillais a résilié, hier, son contrat et va s'engager pour 2 ans avec le FC Nantes. Un challenge de plus pour cet infatigable passionné de 64 ans. « J'étais en contact avec Christian Larièpe depuis quelque temps et ce challenge m'a vraiment intéressé. Il y a pas mal de choses à construire ici, de nouvelles méthodes que je peux apporter. » Message reçu. Au travail les Canaris, Georges Gacon n'a pas l'air d'avoir du plomb dans l'aile.
Alexis BERNARD.
• Feu vert de la DNCG. Les dirigeants du FC Nantes avaient raison de se montrer optimistes.La commission de Contrôle des clubs professionnels de la DNCG n'a fait aucun commentaire sur le FC Nantes.
• Dagorberto un bruit de couloir selon Sao Paulo. Il figure officiellement en deuxième position sur la liste des recruteurs nantais derrière le Croate Ivan Klasnic. Le Brésilien Dagoberto (1,73m ; 64kg), attaquant auriverde de 25 ans, évoluant à Sao Paulo, international à neuf reprises pour quatre buts et vainqueur du Tournoi de Toulon en 2002, a été supervisé par la doublette Larièpe-Robin le week-end dernier. Le directeur sportif de son club, Jua Paulo Jesus Lopez, se déclare « pas au courant ». À l'écouter, il s'agit « pour le moment de bruits de couloir ». L'agent du joueur avoue cependant « avoir reçu un sondage d'un club français dont je ne connais pas l'identité. » Durant les transferts, on peut tout dire, surtout n'importe quoi.
Ouest-France