Triathlon : Ils se sont serré les coudes pour l'Ironman
Samedi après-midi, avant l'une des dernières sorties à vélo, les triathlètes nantais avaient le sourire.
Le Triathlon Club nantais s'est mis à la préparation collective pour l'Ironman de Nice. Fin d'une aventure de six mois, dimanche.
Dimanche, dans la chaleur azuréenne, chacun sera seul face à ses références, ses douleurs et ses inévitables passages à vide. Mais pendant six mois, les triathlètes du TC Nantais se sont rendu la préparation un peu plus douce, en jouant collectif. « Habituellement, c'était plutôt chacun pour sa pomme », explique Xavier Cesbron, qui a disputé son premier Ironman l'an dernier à Lanzarote aux Canaries. « Là, on a découvert qu'il y avait beaucoup de candidats aux longues distances, au sein du club. On a donc décidé de s'entraîner ensemble. » À raison de trois entraînements hebdomadaires dans chaque discipline, un peu de compagnie n'est pas du luxe. « Surtout à vélo, quand tu pars pour cinq heures, seul, tu t'épuises mentalement. »Ils seront ainsi 20 à porter les couleurs du Triathlon Club nantais, sur les 3,8 km de natation, les 180 km de vélo, avec quelque 2000 m de dénivelé positif, et les 42,195 km de course à pied. Tous n'auront pas les mêmes objectifs bien entendu. « Certains découvriront la distance avec le seul objectif de terminer. D'autres pourront rêver à une qualification pour Hawaï, notamment chez les vétérans. » La fourchette de performance des Nantais : de 10 h à 15 h. En sachant que l'an passé, le vainqueur avait coupé la ligne en 8 h 40.Mentalement, tous semblent prêts à en découdre. Les deux dernières semaines ont marqué un recul dans le rythme des séances d'entraînement, « pour faire du jus ». La discipline diététique, en revanche a été maintenue voire encore affinée. « On peut manger de tout, mais sans excès, nuancent-ils néanmoins de concert. Car le but, c'est d'arriver assez sec. Car plus tu es lourd, plus c'est dur, sur le marathon. » Après, au bout de l'effort et du surpassement, ce sera « la Métro attitude ». La Métro attitude, oui. Du nom de la centrale d'achat où sont passés les Nantais pour faire le plein de bonbons. Une étape importante dans la préparation logistique, manifestement.Car si l'essentiel reste bien de façonner un corps capable d'endurer un effort monstrueux, il faut aussi financer et organiser le projet. Passée depuis deux ans sous le label Ironman, l'organisation niçoise réclame ainsi 340 € de droit d'inscription à chaque concurrent. Lesquels doivent également assurer leur hébergement et le trajet. « On part en deux vagues, avec deux camions, explique Xavier Cesbron. Et à l'arrivée, on a loué des bungalows. » Certains seront entourés de leurs proches, qui auront vécu six drôles de mois avec des doux dingues. « Chez les Allemands, où le triathlon est très populaire, il n'est pas rare d'en voir prendre une année sabbatique pour préparer leur épreuve, avec la qualif pour Hawaï (en octobre) en tête. Mais chez nous, il faut concilier ça avec le boulot. Ce n'est pas toujours évident. » Nul n'en doute. Mais à l'arrivée quelle légitime fierté ! Les engagés du départementTriathlon Club nantais : Xavier Cesbron, Anthony Hamon, Lionel Le Strat, François Lumineau, Stéphane Coraboeuf, Didier Gelineau, Franck Gérard, Arnaud Jouan, Eric Loison, Jean Pierre Nogue, Franck Gaillard, Jean-Philippe Priou, François Belbeoch, Xavier Danigo, Jean-Jacques Esneau, Philippe Nerrière Jean-François Ruiz, Patrick Scatoli, Patrick Magerand.Triathlon Atlantique Carquefou : Damien Biteaud, Damien Cornac. Saint-Herblain triathlon : Freddy Bonnet. Nantes natation : Vincent Gaboriau.
Ouest-France