Une soirée riche en enseignements
Concentré, Guy-Rolland N'Dy Assembe, ici derrière David De Freitas, a réussi son baptême du feu en professionnel. « Je suis plus que content » déclare l'ex-sociétaire de l'ASPTT Nantes. : Photo Pierre Minier/Ouest Médias
Outre un succès - le troisième consécutif en Ligue 2 - charnière dans l'optique de la montée (2-1 à Sedan), cette 25e journée aura été riche à plus d'un titre. Tour d'horizon.
Une doublure au niveau
Mis en confiance par ses premiers ballons, Guy-Rolland N'Dy Assembe (22 ans demain) n'a pas raté son baptême du feu en pros. « J'avais la pression avant-match mais, ensuite, ça s'est super bien passé, admet le jeune gardien franco-camerounais, qui s'est gentiment fait chambrer par ses coéquipiers. J'étais dans un bon soir. Avec un peu de recul, c'est un honneur que de défendre les couleurs du club de sa ville. Je suis plus que content. »
Franck Chaumin, l'entraîneur des gardiens, a apprécié. « Excepté un dégagement en touche en fin de rencontre, « Guy-Ro » a répondu présent. En restant bien concentré. Il doit encore progresser dans le jeu au pied et dans le domaine aérien. »
Avec Vincent Briant, la lutte s'annonce âpre pour le poste de numéro deux.
Une charnière retrouvée
Cela faisait un moment que la charnière centrale, mise sur le reculoir à Sedan notamment sur la fin, n'avait pas donné autant de gages de solidité. En connaisseur, Michel Der Zakarian n'a pas manqué à chaud de louer sa prestation.
« Jean-Jacques (Pierre) a été monstrueux, Yoann (Poulard) solide. Quand on possède une telle défense (Das Neves et Guillon n'ont pas été en reste, N.D.L.R.), on peut voyager. Les attaquants adverses savent que c'est du béton. »
Perfectionniste, l'ex-Brestois, auteur d'un sauvetage in extremis devant Nimani à la 50e (« Je ne sais pas comment il a pu taper dans mon pied ! »), n'éprouvait qu'un regret, celui d'avoir encaissé un but. « On aurait pu l'éviter. »
Associé dix-sept fois dans l'axe, le duo Pierre-Poulard (douze buts encaissés) est resté imperméable à neuf reprises.
Un money-time gagnant
(lire par ailleurs)
Un banc décisif
Ça saute aux yeux, surtout ces derniers temps ! Nantes l'emporte, non pas à onze, mais à seize (cf. feuille de match). Voire plus. En attestent les succès acquis devant Amiens (18e j.), Brest (23e j.), Bastia (24e j.) et, donc, Sedan avant-hier. Tous portant la griffe des entrants que furent, successivement, Sekour, Djordjevic, Goussé et, à nouveau Djordjevic. « Il faut louer notre état d'esprit, salue David De Freitas. Que l'on soit titulaire ou remplaçant, tout le monde se bat, est concerné. C'est bien. »
Avec, là, une mention spéciale au transfuge de l'Étoile Rouge de Belgrade, auteur de quatre buts - dont un doublé dans les Ardennes - en cent quinze minutes. « Si j'ai peur de devenir un joker de luxe ? Non, pas du tout, rétorque celui qui espère atteindre la barre des dix en fin d'exercice. Je suis en pleine confiance. Je pense que, désormais, je vais jouer davantage. Ce serait logique. »
Une L1 au bout des pieds
Depuis le début de saison, les Nantais, pour retrouver la L1, estiment qu'il faudra parvenir à 65-66 points. Aujourd'hui, ils en totalisent 51. Il leur en manque donc 14 ou 15, soit l'équivalent de 4 ou 5 succès. Quand on sait qu'il reste 13 journées, dont 7 à domicile, les Canaris, qui comptent 10 longueurs d'avance sur Bastia (4e), ont bien évidemment un pied et trois orteils parmi l'élite. « Der Zoum » a beau clamer que « rien n'est fait », son escouade fonce vers la L1. D'ailleurs, dans les entrailles de Louis Dugauguez, n'a-t-il pas reconnu : « Si on remporte les deux prochaines rencontres (réceptions de Libourne et Grenoble), on peut accroître l'écart. Si, alors, on a 14-15 points d'avance, on aura fait un grand pas. »
Si l'issue semble - déjà - connue, en revanche, reste à en connaître la date...
J-Y. Q.
Presse-Océan