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Coupe de France : fin de l'aventure pour Carquefou

Édition du mercredi 16 avril 2008

Merzougui, le trait d'union du banc

Remplaçant ô combien précieux, Nour Eddin Merzougui est l'un des garants de la réussite de l'USJA.

C'est l'histoire d'un mec bien. De ceux qui cimentent un groupe et de ceux surtout avec qui tu peux voyager très loin. Nour Eddin Merzougui, le petit gars d'Orvault qui a grandi, est de ceux-là. À 29 ans, le défenseur latéral de Carquefou vit intensément l'aventure actuelle. « Depuis le début, je suis remplaçant, explique-t-il sans amertume. Je suis un compétiteur. Donc, il y a un petit sentiment de frustration, mais ici, la concurrence est saine. Je l'accepte avec patience. » Une qualité rare qui n'a pas échappé à son entraîneur, soucieux du bon équilibre de son effectif. « Lors du but contre Marseille, quand tu vois « Merzougue » jaillir du banc et courir vers Idrissa (N'Doye), tu te dis que tout le monde est concerné. »

Un fait qui vaudra d'ailleurs à l'intéressé un rappel à l'ordre du quatrième arbitre. « Il a souvent été remplaçant cette saison, poursuit Denis Renaud. Quand il a été titulaire (Brest et Changé), il a répondu présent. Mentalement, il est toujours prêt. » Commentaires identiques chez ses coéquipiers. « C'est le partenaire de rêve, adoube Bagdad Sehla. Il est en grande partie responsable de la concurrence saine au sein du groupe. » Le Monsieur plus du banc carquefolien, c'est donc lui.

« Toujours prêt mentalement »

Formé au FC Nantes, de 6 à 17 ans, entre autres par Guy Hillion et Loïc Amisse, Nour Eddin aura ensuite connu deux saisons aux Herbiers (CFA 2) puis quatre au SO Cholet (CFA 2 et DH) sous la direction de Miklos Beres et Jean-François Pien, un ancien du... PSG. « Après toutes ces années, je voulais revenir chez moi. » L'expérience durera le temps d'une saison en DRS, à Orvault Sport, sans pleinement le satisfaire. « J'avais encore soif de compétition et pour cela, il fallait rejouer à un niveau supérieur. »

Ce fut donc Carquefou il y a trois ans : « Je m'y suis senti bien de suite. » Si une pubalgie l'éloigna quatre mois des terrains en 2006, l'ex-Orvaltais trouva par ailleurs sa voie. « Depuis juillet, je passe mon brevet d'éducateur sportif national en contrôle continu. À ce titre, j'encadre les 18 ans du club. » À observer les séances de Denis Renaud et sous l'égide de son tuteur, Jean-Yves Humeau, le virus a agi. Après des études reprises à 20 ans, « un BTS commercial » confronté au choix de continuer à jouer ou de s'investir un peu plus comme entraîneur, « je n'ai pas encore décidé », le défenseur carquefolien savoure l'exercice en cours, qu'il juge « de transition » à son niveau.

Mais quoiqu'il arrive, il sera d'attaque face au PSG. « Je respecte les choix du coach et je serai prêt. » Et si qualification il y avait, le petit Mohamed Yacine, âgé de 3 ans et demi, aurait droit à un nouveau tour d'honneur dans les bras de son papa footballeur. À Oran, dans l'Algérie natale de ses parents, l'événement y serait également fêté à sa juste valeur. « La famille, mes deux enfants (dont Sirine, la petite dernière de 5 mois), les proches, c'est important. » Comme les moments vécus en coupe de France. Depuis le banc, mais concerné en premier chef : « Je progresse pour le groupe et pour moi. » Appréciez l'ordre. L'histoire de Nour Eddin, ce n'est pas du flanc, c'est vraiment celle d'un mec bien...

Olivier CHARRIER.
Ouest-France

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