Édition du lundi 30 juin 2008
La vie de château pour trois cents choristes
Les vieilles pierres du château ont vibré, samedi, au son du chant choral. Dans un climat, estival, de fête populaire.
« Cette après-midi est très agréable ! » fait remarquer un grand-père, un demi pression à la main. Réjouissante initiative musicale, en effet, que celle du comité départemental de la Fédération sportive et culturelle de France. Cette structure invitait à la deuxième Choralia, dans la cour d'honneur du château des Ducs de Bretagne.
L'envie de chanter
À 17 h 30, alors que le soleil déclinait un peu, les gais lurons de l'harmonie fanfare de Saint-Etienne-de-Mer-Morte entamaient leur concert. Cuivres et percussions s'en donnaient à coeur joie. Notamment dans les alertes American songs et La marche des gendarmes, écrite par Raymond Lefèvre, un musicien complice de Jacques Martin qui vient de casser sa pipe.
« Chants liturgiques, de comédie musicale, de variété, le répertoire proposé est vaste », souligne avant d'entrer en scène Claude Chargé, l'un des piliers de l'organisation, avec Daniel Botton et bien d'autres bénévoles. Occasion de parler, avec lui, de cet irrésistible attrait de l'homo sapiens d'aujourd'hui pour la voix : « Les gens ont de plus en plus envie de chanter », confirme Claude Chargé, par ailleurs chef de la chorale A coeur joie. Pour lequel faire vibrer ce bel instrument qu'est la voix, a moult vertus : « Thérapeutique, culturelle et sociale. »
Georges Robin, alerte retraité intervenant dans le pupitre des basses de la chorale À coeur joie, chante depuis longtemps. L'ancien directeur régional d'Ouest-France apprécie la recherche de la qualité vocale et de la justesse du son. Et aussi les relations amicales nouées autour du chant: « Ça crée des relations », admet-il.
Un peu plus tard, à l'heure du dîner, les Gallois du choeur de Cardiff, ont fait entendre leurs fortes voix d'hommes. Avant qu'à la nuit tombée, les 300 choristes se rassemblent pour un final touchant: avec un Gloria de Vivaldi... et Les copains d'abord de l'ami Brassens.
Gaspard NORRITO.
Ouest-France