Édition du mardi 13 novembre 2007
Larièpe : « Un centre de formation au Sénégal d'ici le printemps »
Peut on en savoir un peu plus sur ces centres de formation à l'étranger ?IIs vont être bâtis d'ici le printemps. L'un à Madagascar où nous avons déjà un pied. Je ne fais que reprendre en cours un projet mis sur les rails grâce aux contacts de René Degenne. Le second, très certainement, au Sénégal. Il n'est pas impossible que l'on reprenne une structure sur Dakar ayant déjà fonctionné avec d'autres clubs et aujourd'hui un peu en sommeil. J'ai aussi par le passé élaboré un projet avec le club du Rail à Thiès, qui aujourd'hui, vit, respire. Je dois me rendre au Sénégal en décembre pour refaire le point. Seule certitude, il s'agira d'une structure existante car il serait trop long de construire. J'avais une possibilité sur la Côte d'Ivoire, mais vu toutes les restrictions que cela comporte sur le plan politique.D'autres clubs de Ligue 1 comme Metz ou Saint-Etienne prospectent déjà chez les Lions de la Teranga ?Il y a tellement de potentiel que je ne m'affole pas. Je n'arrive pas sur ce territoire comme un cheveu sur la soupe. C'est des années d'expérience. Comme pour un centre de formation, de belles chambres, de beaux terrains, de jolis équipements ne suffisent pas. Encore faut-il de bons joueurs. Idem en Afrique. Ça nécessite un bon correspond et là-dessus, je ne suis pas très inquiet.Comment travaille t-on sur l'Afrique pour s'y retrouver au bout du compte ?Malheureusement pour le football africain, même si je comprends cette restriction, c'est devenu impossible de faire venir de jeunes joueurs avant 18 ans, car quelques margoulins en ont profité pour faire de l'esclavage. Ça n'empêche pas le commerce. Avant, on avait tendance à les rajeunir, maintenant à les vieillir. Cela impose de reprendre le problème à la base et se dire : comment réussir ? C'est pouvoir mettre des jeunes dans de bonnes conditions, pouvoir les nourrir car malheureusement on sait très bien que tout le monde ne mange pas à sa faim ou équilibré et leur apporter les éléments tactiques et physiques en complément de leurs qualités individuelles.Avec des entraîneurs africains ?Non. Je mettrai un technicien français qui fera en même temps là-bas de la formation de cadres. Il aura un peu une mission d'utilité publique. Si le club doit s'investir au niveau financier et humain, autant le faire correctement et se donner les moyens de réussir. La personne contrôlera la structure dans son ensemble, aussi bien sur le plan sportif, que financier et administratif. Il sera bien sûr complété par des techniciens locaux.
Ouest-France