Édition du lundi 04 août 2008
Le FC Nantes adepte de la positive attitude
Battu par Rennes 1-0, Nantes a ponctué sa préparation sur une deuxième défaite en cinq matches. À la veille de retrouver la L1 à Auxerre, les interrogations demeurent. Mais Der Zakarian se veut confiant.
Privilégier le positif, quand bien même il tiendrait de la portion congrue, et faire mine de négliger le négatif est une propension largement partagée dans le monde sportif. Et elle n'a d'ailleurs rien de condamnable. Préférer un verre à moitié plein à un verre à moitié vide relève d'une « positive attitude » qu'il convient d'encourager.
Michel Der Zakarian, le staff et les joueurs nantais ont manifestement opté pour la vision optimiste du contenant et de son contenu. Là où nombre d'observateurs et spectateurs ont vu dans la prestation du FC Nantes face au Stade Rennais, ce samedi à Montaigu, des raisons de douter, eux ont souligné « le bon premier quart d'heure... le mieux par rapport à la prestation lorientaise... l'intensité et la mobilité supérieures... »
Au lendemain de l'anecdotique défaite (1-0) concédée au rival rennais, Michel Der Zakarian a logiquement persisté dans son approche optimiste. « On sait où on veut aller et on sait ce qu'on a à faire, a assené l'entraîneur du FCN. Beaucoup d'équipes sont comme nous, pas tout à fait prêtes, mais ce qui importe, c'est la compétition. Être champion de France des matches de préparation, je m'en fous. »
La confiance de Der Zakarian
Comme il prétend ne pas être perméable aux réserves émises de ci, de là. « Des critiques, des réserves, ça fait plus d'un an qu'il y en a. Nous, on sait où on va. Le principal, c'est la compétition et on a confiance dans ce groupe. On a beaucoup d'espoir de produire du jeu. »
Un jeu qui s'est dessiné un gros quart d'heure durant face à Rennes, avant de s'effriter. « Avec un peu plus de cannes, on a montré qu'on était capable de mieux jouer, soutient Michel Der Zakarian. On a été plus mobiles, plus habiles dans le jeu. Mais, après le but rennais, on a voulu aller plus vite que la musique. On a laissé trop d'espace sur les pertes de balle. Mis à part le but, on a bien défendu. Pour tout dire, je suis confiant. »
Une confiance qui se heurte pourtant à des interrogations objectives : un gros quart d'heure (un petit, corrigeront certains) de bon jeu, d'animation offensive intéressante, de vivacité et de mobilité, n'est-ce pas insuffisant à une semaine du premier match de championnat à Auxerre ? Une certaine paresse à faire la transition entre phases défensives et phases offensives n'est-elle pas inquiétante ? Et que dire de la relative détresse d'Ivan Klasnic bien en peine de se voir proposer des ballons exploitables ? Et si Stefan Babovic prenait le Pékin Express pour prêter son talent à la sélection olympique serbe, en compagnie de son pote Filip Djordjevic ? Et les absences annoncées d'Ibrahim Tall (blessé) et Guyirane N'Daw (suspension) à Auxerre ?
Autant de questions auxquelles Michel Der Zakarian oppose sa confiance. « On a un effectif de qualité, avec un gros potentiel. Vu ce que le groupe démontre dans le travail et par sa mentalité, j'ai confiance. On a bien travaillé. »
Les spectateurs baulois et montacutains sont à même d'apprécier les effets de ce « bon » travail face à Lorient et Rennes, tout en concédant à Michel der Zakarian, qu'il importe d'attendre la « vraie » compétition avant de trancher. Rendez-vous donc à Auxerre, samedi.
Max FOUGERY.
Ouest-France